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LES NOMS KT PATRfES DES ÉTUDIANTS. 85
II. — Au III*' siècle, Grégoire le Thaumaturge voulait se transporter de sa pairie, la Cappadoce, à Beyrouth pour y étudier les lois'. Vers la fin du m* siècle, Apphien et Aedesius y venaient de Paga, en Lycie '. Aux confins des ui*^ et IV* siècles, la constitution citée de Dioclétien et Maximien montre l'Ecole fréquentée par Séverin et d'autres scholastici d'Arabie ^
III. — Dans la seconde moitié du iv- siècle, la correspondance de Libanius* est une mine assez riche de renseignements, fournissant à la fois les noms de certains étudiants, des indications sur la carrière parcourue par d'anciens étudiants de Beyrouth, et des détails en trop petit nombre malheureusement sur la vie même des étudiants. Réservant ces détails pour les pages postérieures, nous relèverons ici, dans la correspondance du sophiste d'Antioche, les noms et les patries des étudiants en droit et nous retracerons, en nous aidant du travail complet d'Otto Seeck, les destinées de ceux qui sont arrivés aux honneurs. Pour plus de commodité et parce que la date où les personnages nommés par Libanius ont fait leurs études de droit à Beyrouth n'est pas toujours déterminable, Tordre suivi sera l'ordre alphabétique.
Anatole, de Beyrouth \ dit Azutrio, se forma à l'École de Droit de sa ville natale ^ passa ensuite par la Cour impériale de Rome ' ; quoique païen, il eut une magnifique carrière : consulaire de Syrie, vicaire d'Asie en 339, vicalius Thraciarum ou Proconsul de Constantinople en 354: praefectusurbi de la vieille Rome en 354/355, charge qu'il a résignée en mars 355 pour se retirer à Séleucie. Dans