Liban, ep. 1124 W (= add. 58 S
« A Domninus. — Voici que tu as persuadé aux hommes mûrs de faire ce que font les jeunes gens. Apringius^ notre ami, après plusieurs épreuves devant le tribunal, est venu pour étudier les lois, puisque c'est de toi que l'on peut recevoir cette science. Il ne me paraît pas pouvoir autrement se livrer à ce commerce [le barreau] ; contre ceux qui essayeront de se moquer de lui, il aura Socrate pour allié, qui, dans sa vieillesse, fréquentait chez le maître de musique. Mais toi, abrège autant que possible les leçons, de façon à ce qu'il puisse plus longtemps se servir de la science qu'il aura reçue. Je te ferais une prière au sujet du salaire, — te disant que c'est un homme bon, mais pauvre, et qui, s'il n'est pas capable de donner beaucoup, sait se souvenir des bienfaits, — si je ne savais depuis longtemps que c'est la loi que tu t'imposes en faveur même des lois ».
Dans la lettre oîi Apringius est recommandé à Megethius, notons cette remarque générale que « tous les bons avocats vont à Beyrouth « .
Artemon, d'Antioche, chargé de remettre une lettre de Libanius au même professeur Domninus* (été 356), est étudiant en droit.
Flavianus, de Bithynie, étudiant, doit transmettre une lettre à Anatole, consulaire de Phénicie- (été 361).
Gaianus, de Tyr, a été l'un des étudiants qui réussirent le mieux dans la carrière judiciaire. La correspondance de Libanius fournit les éléments de sa biographie ^ D'origine phénicienne, né à Tyr^ païen, il avait étudié en Phénicie, très vraisemblablement à Beyrouth'. Après avoir été avocat, il devint assesseur d'un fonctionnaire en résidence à Antioche ; en 362, il fut nommé consularis Phoenices. Dans la lettre adressée à Gaianus lui-même^ (362-