‹ Études indianistes (volume 2)Chapitre 21 sur 134 · DE QUELQUES AUTRES DIALECTES IRANIENS DE MOINDRE IMPORTANCE · texte numérisé non relu

DE QUELQUES AUTRES DIALECTES IRANIENS DE MOINDRE IMPORTANCE

Pour compléter cette classification, 1l nous reste à mentionner quelques dialectes d'une importance beaucoup moins grande, en ce sens qu’ils ne sont que des dérivés, de troisième et de quatrième ordre même, de la langue primitive.

Ainsi : l’Ossète, qui se rapproche du Parsi, de l’arménien, du Pehlvi, et du Persan.

Le Kourde, qui dérive plutôt des parlers vulgaires issus du Persan que de la langue elle-mème.

Le Kourmandi;, qui n'est qu'un Kourde corrompu, qui se parle à Mossoul et dans l’Asie-Mineure.

Le Beloutche, qui ne parait être également qu’une transformation du Kourde, avec adjonction d’une foule de mots arabes.

L’Afghan, qui tient beaucoup plus peut-être des langues indoues modernes, que des langues Iraniennes.

La langue des Caures, qui est un dérivé du Kourde. oo

La langue des Tâts, dérivée du Persan.

Et enfin probablement, bien que la science n'ait pas complétement éclairci ce point, le Phrygien, le Lycien, le Carien, et en général la plupart des idiomes de l’Asie-Mineure et du Caucase.

On ne saurait contester l'admission de ces dialectes dans la famille des langues indo-européennes; le seul point qui reste à éclaircir pour quelques-uns, est de savoir, s'ils ont eu les anciennes langues iraniennes pour intermédiaires ou s'ils sont des produits plus directs du type commun indo-européen, le sanscrit.

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