AU SOLEIL
PAR COUTSA.
| LL « Le magnifique flambeau des dieux, l'œil de Mitra, de Varouna et d’Agni, le soleil, âme de tout ce qui existe a rempli le ciel, la terre et l’air.
* M + « Comme l'époux suit sa jeune épouse, le soleil suit aussi la divine et brillante aurore, à l'heure où les prêtres attendant pour honorer les dieux les
moments favorables, adressent à leur digne protecteur un hommage digne de lui.
" « Les chevaux du soleil, nobles, rapides, brillants, s’élancent dans leur route, dignes comme lui de nos
hommages. Baissant la tête sous le joug, ils s’attachent à la voûte céleste et s’empressent de commencer leur révolution entre la terre et le ciél.
LS *k +
« Et telle est la fonction divine, la fonction sublime du soleil, à la moitié de sa course circulaire il retire lui-même ses rayons, et quand il dételle les chevaux de son char, la nuit couvre l’univers de son voile.
« Ainsi pour nous faire jouir de la vue de Mitra et de Varouna, le soleil manifeste sa forme à la face du ciel. Sans relâche, ses coursiers nous ramènent sa figure, tantôt brillante et tantôt noire.
* «€ Divins rayons du soleil levant, délivrez-nous de
toute faute honteuse. Qu'il nous protège également, Mitra, Varouna, Aditi, la mer, la terre et le ciel. »
Cette hymne et la précédente, expliquent tout le culte qu’à l’imitation de l'Inde, l'antiquité entière a rendu à l’aurore et au soleil.