CHAPITRE V
TRANSFIGURATION INDOUB BT OHBÉTIBNNB.
Christna, pour rassurer ses disciples qui tremblaient devant la nombreuse armée envoyée contre eux par le tyran de Madura, leur apparaît dans toute sa majesté divine.
Cette transfiguration est logique, compréhensible : c'était, en face d'un grand danger, le meilleur moyen de relever te courage abattu d'Ardjouna et des autres partisans du rédempteur indou.
Suivant les Ëvangélistest Jésus ayant pris avec lui
ORIQINES IND0UB8 DE L'iDÂB OHR^TIBNKB 365
Pierre, Jacques et Jean, il les conduisit sur une haute , montagne et fut transfiguré devant eux. « Son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme neige. »
Aucun motif n'est donné à cette action surnaturelle ;
I leulement, en descendant la montagne, Jésus dit à ceux
'' lu 'il avait emmenéa: » Ne parlez à personne de cette vi-*
don, jusqu'à ce que le Fils de Thomme soit ressuscité
rentre les morts »
N'en parlez pas avant la résurrection ! Qu'il ressuscite Lazare, qu'il guérisse le fils du centurion, au moindre miracle Jésus prononce cette parole.
Sojez donc logique. Si vous êtes le Rédempteur, pour* quoi cacher vos actes, les manifestations qui peuvent ouvrir les jeux à la foule ? Pourquoi laisser à vos disciples le soin de révéler toutes ces choses après votre mort?
La réponse est facile. C'est le bout de l'oreille qui passe, et le piège est grossier.
Considérez cette petite habileté : les apôtres sentent la valeur de l'argument et prennent soin de le faire réfuter par Jésus lui-même.
Expliquez-nous donc, pouvaient leur dire les fidèles, comment nous n'avons jamais entendu parler de tous ces miracles faits par le Chris^. ?
C'est bien simple, pouvaient-ils alors répondre; Jésus nous défendait d'en parler, et c'est après sa mort seulement que nous avons eu mission de divulguer ces merveilles.
Bien joué pour les esprits faibles, les crédules et les im< béciles. Mais pourles autres?. ••
Il reste encore cependant à expliquer comment les mil- Gers de personnes nourries avec quelques poissons n*ont pas parlé, comment les invités des noces de Cana se sont tus, comment?... Mais nous tombons dans des redites, c'est toujours la même chose.
Comme tout cela est vieux I
3G6 LA BIBLB DANS L*INDB
Moïse, quand il se rendait sur la montagne pour causer avec Jéhovah, défendait éi quiconque en Israël de le suivre sous peine de mort 1
Zoroastre écrivit ses Nosks seul avec Ormuzd I
Boudha, quand il voulait converser avec Brahma, éloignait son monde I
C)iristna et le Christ se transfigurent devant leurs seuls apôtres, alors qu'il eût suffi de le faire en public pour n» plus rencontrer d'incrédules.
Et sur le modèle de tous ces gens-là qui craignaient le grand jour, Mahomet, le dernier venu, se retire dans nne caverne quand il veut recevoir les ordres du Seigneur.
Il faut cependant espérer que tout cela est fini , et que nous sommes débarrassés une bonne fois pour toutes de tous ces thaumaturges, qui se cachent derrière un paravent pour fabriquer leurs prodiges.
Pendant cinq ou six mille ans, le prêtre a régné sur le monde et confisquant l'idée de Dieu à son profit> en proscrivant a liberté. Il est temps de sonner le glas funèbre de SOT ouvoir démoralisateur, il est temps de renier ce pass^ t de fonder un avenir véritablement humanitaire.
I. » rieille incarnation indoue a donné le branle, et elle n'^ r^anqué ni d'imitateurs ni de [ilagiaires ; arrachons ses d«- Mères racines, qui menacent de sortir de terre pour ê'^iraver la marche libre et raisonnée
La liberté n'imitera pas le prêtre, elle ne le proscrira pas, mais elle le ohaasera du gouvernement et de la place publique, pour le reléguer dans le temple, dont il n'est jamais sorti que dans un but inavouable d'asservissement ti de corruptioa«
01UGINES IMDOUES DB L'IBÉB CHBériEKNB SGH