ACTE V, SCKNE (I
Révèle k mon courroux chaque instant du supplice. A-t-il enfin paru sensible à son malheur.... Et quel était, dis-moi, laccent de sa douleur? Songeait-il à ma gloire ?
iciSTRE.
Il songeait à sa haine.
ATRÊB.
Que disait-il enfin qui pût flatter sa peine P
ÊGISTIIE.
Du cri (]o la vengeance il attristait ces lieux.
ATRÉE
Que disait-il encore ?
ÉGISTHE
il implorait les dieux.
ATRÉE
Achève...
éciSTRE , dési|;iiant le tombeau.
Que son sang vous apprenne le reste!
ATRÉE
Enfin , je n ai plus rien à craindre de Thyeste.... Et pourtant je voudrais... je veux être assuré...
(Il fait quelques pas vers Tentrée du tombeau.) De quel effroi soudain, je me sens pénétré!... Qui me défend l'accès de ce tombeau terrible Où Thyeste respose, à ma haine insensible !
àciSTHE.
Eh quoi î vous vous troublez !
ATRÉE
Une invisible main Semble de ce tombeau me fermer le chemin.... Toi-même, éprouves-tu?...
iciSTHE.
Surmontez cette crainte
Approchons.
ati£e.
Je ne puis.
éciSTHE, à part.
Quelle affreuse contrainte!
▲TBÉE.
Et pourquoi nous donner ce spectacle odieux !...
Du sang d'un ennemi pourquoi souiller nos yeux !...
Non... c'est assez pour moi que ton obéissance
Ait fait dans ce lieu même éclater ma présence...
Ecoute.... En ce moment, je n'ai pas oublié
Que ta sœur, à Thyeste accordant sa pitié,
Du perCde, à mes yeux, déplora l'infortune...
Si j'ai mal accueilli sa prière importune.
Qu'au temple, sur mes pas, s'empressa nt d'accourir.
Elle y fasse éclater son juste repentir...
Tu crains que ce projet n'alarme sa faiblesse....
Tu frémis!... je veux bien livrer à ta tendresse.
Le soin de préparer son cœur à m'obéir....
S'il faut devant un roi qu'elle apprenne à fléchir,
Que ta soumission soit pour elle un exemple!
ÂOISTIIK.
Seigneur, n'en doutez pas, vous me verrez au temple... Je suis prêt à vous suivre, et mon plus cher espoir Eftt d'y paraître, enfin , fidèle k mon devoir.
Ici, tout me répond d'un zèle qui t'honore. Et Thyeste au tombeau, l'atteste plus encore.