ACTE III, SCÈNE IV. iS
Un règne d'équité vous Yedi fait obtenir.... Et Charles n'aurait pas de rebelle à punir. Il en pourra trouver... Que larrùt s'accomplisse ! V*"]«"Vf.v . j«» ne puis être votre complice.
MOTFORT.
Mon complice !
DBSPORCfiLS.
On plutôt celui de Lucéna.
Cest lui dont la fureur en ces lieux déchaîna Le fléau dévorant de la guerre intestine; C'est lui qui des Français consommant la ruine, Quand on pouvait régner sur un peuple soumis, N'en aura fait pour nous qu'un peuple d'ennemis. Que dis-je? il n'est ici que l'instrument de Rome. Du sein de son conclave, un pontife, un seul homme A son gré nous régit, suscitant contre nous Tous ces lâches qu'on voit l'encenser à genoux.
Commande au roi lui-même! Et ce roi qu'on abuse,
Ah ! je sens comme vous qu'il n'est pas sans excuse !
11 est né généreux... Mais ceux qui l'ont séduit
De notre dévoùment lui disputent le fruit.
■ Renoncez, disent-ils, à régner par vous-même ;
« Abaissez devant nous l'orgueil du rang suprême.
« Seuls, nous pouvons lier, seuls aussi délier.
- Pour être au second rang, laissez-nous au premier!»
MOKTFORT.
Je ne vous retiens pas. Montfort sait vous comprendre. Et contre vos desseins ne peut rien entreprendre. Allez.... réussissez... Mais j'entends Lucéna.
i58 LES VÈPHES SICILIENNES.