SCÈNE VIII
ALBERTl, PUOCIDA, quelques amis dalberti.
ALBERTI
Procidal... Quoi! Montfort a respecté ta vie !
PROCIDA
Je la lui dois. Montfort est un noble ennemi.
Dans le crime , son cœur était mal affermi.
Tu Tavais bien jugé... Je l'ai jugé de même ;
Et je le pleure, hélas! en ce moment suprême...
Ah! qu'en mon nom, du moins, ses restes conservés,
De la fureur du peuple, ami, soient préservés !...
Je bri\le cependant d'agir à votre tête...
Viens... le tumulte croît.
ALBERT!
Mous triomphons... arrête!...
En ce moment, sur moi , tes vœux sont superflus.
PROCIDA
Quoi !...
ALBERTI
Tu ne serais là , pour nous, qu'un bras de plus. La liberté sans toi peut pous être ravie. Notre soin le plus cher est d'assurer ta vie. Le sang , les cris du peuple et les coups du beffroi, Sont à cette heure, ami, plus éloquens que toi.
i66 LES VÊPRES SICILIENNES.
FROCIDA.
Craignons que Lucëna...
ALBEBTI.
Lucéna !... lui, ce traître !.,.
A l'heure où je te parle , il a vécu peut-être... Et d'un coup imprévu , c'est moi qui l'ai frappé.
PROCIDA
Tu me l'avais promis.
ALBSRTl.
Je ne t'ai pas trompé...
(Un nouveau bruit de pas précipités se fait entendre). Mais voici Péraldo... je Tentends...
PROCIDA
Cest lui-même...
ALBBRTI.
Et Desporcels aussi sauvé de l'anathéme f
(Les coups du befTroi continuent de se faire eutendre à des intertallcs ioégauji dans le cours de cette seène et de la suivante.)