IV^ PÉRIODE : LES GRANDES ŒUVRES
Les trois œuvres qu'il mit là sur le chantier — outre ses Extraits des ouvrages de Vubhé de Saint-Pierre : Projet de paix perpétuelle, Polysynodie, sa. Morale sensitive et autres opuscules — furent : le Contrat social, dont il avait mûri le plan et achevé une première rédaction dès son voyage à Genève (1754) ; la Nouvelle Héloïse, terminée en septembre 1758; rÉ/m/e enfin, qui tenait à tout le reste. Il les achève à Montmorency, tantôt dans la petite maison de Montlouis, que lui arrange le procureur fiscal du prince de Condé, M. Mathas, et où l'on montre encore le donjon dans lequel il écrivit la Lettre à D'Alembert (hiver de 1758), ainsi que le fameux cabinet de verdure; tantôt au château même de Montmorency, où il accepte de temps en temps l'hospitalité du maréchal et de la maréchale de Luxembourg, après sa rupture avec Mme d'Épinay. Ces trois écrits parurent coup sur coup : la Nouvelle Héloise, au commencement de 1761; le Contrat social etVÉmile, au commencement de 1762, à quelques semaines de distance. C'était la gloire, mais elle allait lui coûter cher.