HOMMES DU MONDE
Trois exceptions : J\iiion, Mme Cornnel, Mlle de Scudéry.
— Il n'y a guère que l'étincelante Ninon (p. 464 sqq ) et peutêtre Mme Cornuel, si l'on en juge par l'unique lettre qui. nous reste d'elle, si digne de la célébrité de son esprit (p. 265), ou encore Mile de Scudéry — pour être tout à fait juste envers cette brave fille, qui eut, au moins sur le tard, tant de bon sens et de style et toujours tant de dignité, — qui échappent par leur esprit comme par leur longévité à cette dernière classification.
Hommes du monde : Bnssy, IHéréj Hamilton, etc. — En tête des hommes du monde qui donnent la réplique à ces femmes d'élite, tels que le marquis de Lassay (p. 468), Emmanuel de Coulanges (pp. 522, 523), Charles de Sévigné (p. 537), vient le spirituel et lettré, médisant et sec comte de Bussy, très digne cousin, au moins par le style, de sa principale et illustre correspondante, Mme de Sévigné. Parmi les épistoliers mondains, il est aussi éminent que sa cousine parmi les femmes (pp. 357, 361, 363). Et pourtant il a pour rivaux, d'abord ce chevalier de Méré, dont on sait l'influence sur Pascal, et qui n'eut d'autre tort que de dogmatiser avec une sorte de pédant ie à rebours cette science de l'honnête homme, suivant son siècle, qu'il pratiquait si bien (pp. 146, 150): et aussi, à l'autre bout du siècle, ce délicieux Hamilton qui, sa préciosité intermittente mise à part (p. 504), annonce Voltaire par la netteté alerte de son style et par ce soin constant de plaire qui lui fait émailler ses lettres d'assez jolis propos rimes (pp. 605, 610, 616).