LES AUTEURS
partie essentielle de cette histoire et que, plus on les a admirés dans leurs œuvres, plus on goûte de plaisir à les retrouver et à les fréquenter dans leurs lettres. C'est ainsi que nous signalerons dans celles de Corneille à Scudéry, par exemple, toute !a fierté qui fil vaincre le Cid et fU Combattre Horacet et dans d'autres toute la science dramatique, comme aussi toute la susceptibilité d'esprit, dont il usa et abusa dans ses œuvres et dans ses dissertalions ; dans celles de Racine, après l'enjouement de sa jeunesse (pp. 433, 434), cette gravité soutenue (pp. 438, 440), cette bonhomie bourgeoise (p. 441), qui font un si piquant contraste avec le ton de ses Plaideurs ou de sa Bérénice, sinon avec celui à'Eslher et d'Atkalie; dans celles de La Fontaine la verve spirituelle et descriptive de ses fables (pp. 328, 330, 337, 34l), avec ce sérieus de la dernière heure qui fut si édifiant (p. 34S); dans celles de Boileau, le bon sens aigu des satires (pp. 421, 422, 426, 429), avec le goût autoritaire et si sur de l'Ari poétique (p. 424 sqq.) ; dans celles de Pascal, cet alliage de géométrie et de passion qui est sa marque, jusque dans son rôle de directeur de conscience {pp. iS8, 160, 163); enlîn, dans celles de La Hochefoucauid, cett« humeur un peu acre, mais si clairvoyante et qui darde en tous sens des traits acérés (pp. 240, 242, 243).
Intérêt varié de la esrretipoadaaee des «crlvalas du second mng; Hnlherbe, GnyPaMn, Sninl-Ëvreniond, Ln Bruyère, ronasln, etc. — On se gardera bien d'ailleurs de dédaigner la correspondance des écrivains du second ou du troisième rang, voire même celle des artistes ; et l'on glanera des traits qui achèveront de caractériser les gens de lettres et toute la physionomie littéraire, scientifique et artistique du siècle, dans les correspondances de Malherbe (pp. 6, S, 11, 13), de Racan (pp. 54, 57, 60, 61), de Chapelain ' (pp. 119, 121,
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704 LETTRES DU XVm' SIÈCLE.
123), de Conrart (p. 125), de Scarroo (pp. 132, 135), de Guy Patin (pp. 201, 206 sqq.), de Maucroix (pp. 344, 346, 349), du P. Rapia (p. 373 sqq.), du P. Bouhours {p. 377), de l'abbé de Ghoisy (p. 378), de Saint-Évremoad (pp. 450, 452, 453, 462), de La Bruyère, bien qu'il y soit fort au-dessous de lui-même (p. 560 sqq.), enfltt dans les lettres de Nicolas Poussin, qui méritent d'être citées, en boaae place, parmi les lettres de ces auteurs, pour la noble et instructive simplicité avec laquelle il y fait des confidences & divers sur tes principes et la pratique de son arl . (pp. 48, 51, 59).
GBOIX DE LETTRES DU XTIII* SIÈCLE