‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieurs. Nouv. éd., conforme aux programmes de 1880Chapitre 105 sur 411 · lili 1 quoi! c'est donc moi qui l'oiJonne · texte numérisé non relu

lili 1 quoi! c'est donc moi qui l'oiJonne

4. M. Janct dit avec l'autorité d'un psychologue : «Quand une idée domine dans 1 ame, elle Uont en échec les idées contraires : celles-ci sont arrclilex : elles rcsten sur le souil de; la conscience, cachées dans les ténèbres par le délire de Li passion, qui, tout entière au désespoir, oublie sa fureur, sa jalousie et sa vengeance. »

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gique '. Bien qu'il pratique l'art des faux-fuyants, et des euphémismes, pour excuser tantôt ses cruautés contre les Troyens, tantôt son oubli de la foi promise, il faut avouer qu'il nous impatiente un peu par ses indécisions. Elles ont le tort de rappeler d'autres héros de Racine, Bajazet par exemple, qui flotte entre Atalide et Roxane. Trop violent et trop délicat tout ensemble, il n'est ni Grec, ni Français. Quand il fait le barbare, ses procédés d'intimidation n'effrayent personne. Quand il soupire, on ne reconnaît plus en lui le bourreau de Polyxène et le meurtrier du vieux Priam "-. Ailleurs, il s'abaisse aux petitesses des amants de comédie'. Mais la plupart de ces défauts sont imputables à une situation fausse, et il faut les pardonner aux beautés pathétiques dont elle est le principe*.

Oreste est plus conforme A la tradition. — De toUS

les héros de ce drame, le moins éloigné de la tradition est Oreste : avec sa mélancolie forcenée, il est bien la victime du destin:

Mon innocence enfin commence à me peser.

Je ne sais, de tout temps, quelle injuste puissance

Laisse le crime en paix, et poursuit l'innocence.

De quelque part sur moi que je tourne les yeux,

Je ne vois que malheurs qui condamnent les Dieux.

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