Acte V, scène m. î
2. » Ce mot aurait suffi sans ce torrent d'injures, s Pauline,
3. Acte l. scène i, expôsiiion ; scène ni, le récit du songe. Acte II, scène ii, entrevue de Pauline et de Sévère ; scène vi, Polyeucte entraine Néarque au temple. Acte III, scène ir, l^^ sacrilège Acte IV, =cène n, les strophes; scènu m, eiilievue de l-'olyeuctf p*. de Pauune. Acte V, sueiie lu, les adiL*ux.
Goraeille. Jamais il n'a été plus souple, plus varié, plus vif; et cela sans rien perdre de sa i'orce et de sa concision. Car de cette trame serrée se détachent aussi, à chaque instant sulennel, de ces vers grondants qui auraient mérité de résonner sous le masque de la Muse i^recque. Jamais non plus vous ne rencontrerez des dialogues plus pathétiques, où les ripostes se croisent avec une dialectique plus ardente, et un mouvement plus rapide *. Toutes les notes se combinent dans cette langue agissante, où tout est nerf et substance. Elle sait gémir et vibrer, soupirer et retentir, monter et descendre. Nous en aimons jusqu'aux familiarités censurées par Voltaire; elles nous semblent une gràco de plus, parce qu'elles communiquent au sublime un air de souverain naturel, et produisent de charmants effets de contraste. A pnine pourrait-on relever, dans le détail, quelques taches* qu'il ne faut pas imputer au poète : car il a dû payer tribut au vocabulaire du jour. Des formes signajées comme des fautes dans les notes de Voltaire étaient trop autorisées par la coutume pour qu'on les censure'. N'écoutons pas davantage de vaines chicanes contre des inversions qui, donnant à l'idée plus de prestesse, remplacent par la syntaxe de la passion et de l'imagination la logique trop rigoureuse de la prose'. Au lieu de nous attarder à ces minutais, louons plutôt comme une heureuse innovation ces strophes de Polyeucte^, qui préludent
1 . Lisez entre autres la scène iv de l'acte u, la scène m du IV* acte.