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Si M. Thîers lui-même demande pardon à la raison publique du sujet qu'il est obligé de traiter, quelle excuse ne doit-on pas faire d'oser prendre la parole après lui ! Que peut-on dire sur de pareilles matières quand il a parlé ? Que peut-on dire de lui à ceux qui Font lu ? Le privilège d'un nom comme le sien est de se passer d'éloges ; le mérite de ses écrits est de se passer de commentaires. Ce qui s'adresse à tout le monde n'a besoin d'être expliqué, encore moins d*étre vanté par personne. Nul plus que M. Thiers n'appartient au public entier; ses ouvrages sont du ressort du plus faible aussi bien que du meilleur juge, n y aurait une fatuité sans pareille à prétendre l'avoir mieux compris ou seulement mieux apprécié qu'un autre.