AVANT-PROPOS VII
intéressent proprement l'homme, aux questions d'origine et de fin ^ de vertu et de bonheur^ ces Etudes ont pris insensiblement une couleur morale et même religieuse. De là ce titre rf'Etudes morales, qui m'a paru le plus propre à indiquer le caractère des leçons renfermées dans ce volume.
Je n'ai pas craint, surtout à la fin de chaque leçon, d'élever un peu la voix^ et d'agrandir mon sujet en le rattachant à des considérations religieuses. Cette préoccupation ne saurait étonner de la part d'un prêtre et d'un professeur de Faculté catholique. Elle n'était pas d'ailleurs aussi étrangère qu'on pourrait le croire aux anciens qui, à certains égards, étaient plus religieux que les modernes. Même aux époques de trouble et d'incrédulité, il était de bon ton parmi eux de faire appel aux croyances nationales et aux divinités protectrices de la cité. Les moins crédules., un Cicéron, un Horace, par exemple y se conformaient à cette loi dans leurs discours et dans leurs chants, tandis qu'aujourd'hui les écrivains les mieux intentionnés semblent éviter le plus souvent comme ujie indiscrétion toute allusion à leurs croyances personnelles.