NARBONNE
BERINGARL Croix. — «. NARBOIt CS. Quatre annelets en croix dans le champ; dégénérescence da monogramme d'Eades. Poids : 20 grains.
Doby avait va deux exemplaires de ce denier chez Fabbé de Tersan et Paignon d'Ijonval, et il avait cm y lire EIMERIVS. V. p. 88, et pi. XCII de son onvrage.
Raymond Bérenger fat vicomte de ITarbonne de 1023 à 1067; mais cette monnaie a été frappée pendant les dernières années de Tadministration de ce prince.
L^origine da type des quatre annelets de Narbonne, qui a été importé, à mon avis, de Tonloase, a été discatée à la page 221 de la Description des monnaies seigneuriales françaises de la collection de M. F. Poi^* Avant.
+AMALBIGyS. Croix. — «.+NABBOIŒ CiVl. Dans le champ, une clef.
Denier de billon. Poids : 15 grains. (PI. IV, n<> 2.)
Amahric P^fat vicomte de Narbonne de 1239 à 1270. Je loi attribue cette monnaie, parce qa*eUe est, selon moi, antérieure aux deniers frappés en commun par Aimeri Y et Gilles Aycelin, qui fut archevêque depuis 1290 jusqu'en 1311. {Duby, pi. IL — Catalogue PoêydT Avant, n"" 1089). — On ne voit pas dans. le champ du revers Fespëce de cadenas qui accompagne la clef, et la mitre cantonnant la croix du droit, end)lëmes purement ecclésiastiques, ajoutés en vertu de la concession accordée en 1215 à Tarchevéque Arnaud Amaury, par Aimery III. Notre pièce ferait supposer que ce dernier prince ou son successeur serait revenu sur Tavantage fait aux prélats, qui n'auraient recouvré que longtemps après le privilège lucratif de partager les bénéfices du monnayage, à la condition de placer sur les espèces le nom du seigneur laïque, conjointement avec le leur.
GARGASSONNE.
+ RYMANDO (Ramundo). Croix. ~ iV- CABASONA. Le champ occupé par les restes d*an monogramme ou d'un mot dont il est assez difficile de déterminer la yalenr, dans Tabsence des pièces primitives ; mais que je pense être une imitation du type des GtitYlaumes de Toulouse, qui est lui-même une dégénérescence de VGO.
Poids : 23 grains faibles. (PI. lY, n^" 3.)
Ce denier, du dernier tiers du xp siècle, appartient à Fun des seigneurs du nom de Raymond qui se succédèrent à Carcassonne avant Favénement de Bemard-Atton, en 1083. Le type du revers aide pourtant à lui assigner une date presque certaine, puisqu'on le voit aussi sur les monnaies de Pierre I*', évéque de cette ville de 1075 à 1085. Il aurait en cotiséquence été forgé sous Tun des deux Raymond-Bérenger (1070-1083).
Le poids est exactement celui du denier de Févéque Pierre !•'. (V. Dubjf, 1. 1., p. 63, et pi. XIV).
On peut voir dans le grand Catalogue de M. F. Poêy-d' Avant, la description de trois deniers de Bernard-Atton et de Boger n (p. 219 et 459 ; pi. XV, n- 7 et 8, et XXVI, n» 4.)