HELLE
Coupe accostée de deux annelets et des deux fragments du pain de la communion. — i^. B. D. HLB. autour d*un cercle dont le centre est occupé par un point.
Coll. de M. Rondier. Cest la médaille que j'avais crue être de Saint-Hilaire-de-Melle.
BBAUSSAIS.
Beaussais est une commune presque exclusivement protestante des environs de Helle.
1"* Coupe accostée de deux palmes de deux points. — - iv. B.S... Audessous sorte de tocillin représentant une partie du pain de la communion.
^ Coupe entre deux annelets et deux fragments du pain de la communion. — Kl. B. D. B. S. autour d'un petit cercle au centre duquel est un point.
Coll. de M. Bondier.
MOUGHAHP.
Houchamp, en bas Poitou, fint, ainsi que je le dis en parlant du
jeton de Jean de Parthenay-rArchevesqQe, s' de Sonbise, Tun des premiers lieux où le protestantisnie pénétra dans Touest de la France.
Je n*ai pas rencontré ce méreas ; mais j'en ai trouvé à la Cbftteigneraye, dans les archives de famille de mon oncle M. B«Ily dn Pont, an dessin à la plnme, quatre fois grand comme nature, fait indubitablement d'après la médaille originale. Il était égaré au milieu d^ine assez grande quantité de papiers concernant deux ou trois fomilles protestantes dn pays.
ff n reste à retrouver les méreaux de Lusignan, la Brousse, Saint- Maixçnt, Villefagnan, Begné, Mougon, Niort, Prailles, Pouzauges, Sainte-Hermine et de deux on trois antres lieux. Ten ai fait dessiner un de Celle (Deux-Sèvres), sur la pi. IX, n"» 15, des Lettres à M. Ch. Dugast-MatifeuXf et l'ai attribué par erreur à l'église catholique de Celle-l'Evescault, non loin de Lusignan.
Les types des méreaux poitevins étaient en général fort simples, mais présentaient assez de variété jusque vers 1765. L'oi^anisation plus régulière établie alors dans le service dn culte réformé y fit apporter bientôt une certaine uniformité, dont on finit par ne plus s'écarter. Ce fut sous la BestauratioD que l'on discontimia et en fabriquer. n
Je clorai ce paragraphe en signalant une inexactitude échappée i M. de Pétigny, au sujet des monnaies protestantes. Contrairement à ce qu'il avance à cet égard, il en ajréellement été firappé quelques unes dans des circonstances exceptioifnelles ; et, pour le démontrer, qvC'A me sufiBse de citer l'écu d'or fabriqué pendant le siège de Ron&i de 1562, publié par moi dans la Revue numismatique de 1845, p. 556 O, et celui du prince de Condé, que Le Blanc vit chez un
(i) Cf. Lettres sur l'kistoire mou&aire 4e êa Normandie ei du Perche, par M. Lecointre-Dupont, p. 87. et le» Considéraiions historiques et artistigues sur 4es monncUes de France, p. 184.
orfèvre de Londres (0. Ces monoates n*earent pas la légalité de celles émises par la Ligue ; mais elles rentrent dans la même catégorie que le qnart d'écn des politiques.
Tel est le résultat de mes recherches de quelques mois. Si, dans un temps aussi court, j*ai pu rassembler un pareil nombre dMnéditesimportantes, on comprend quelle masse de monuments nouveaux fournirait Fexamen de toutes les collections de monnaies françaises. C'est ce qu'il sera indispensable d'effectuer, lorsqu'on entreprendra enfin l'ouvrage dont j'ai parlé plus haut. Les séries mérovingiennes, carlovingiennes et féodales seront ainsi notablement augmentées. Que chaque numismatiste suive donc cet exemple , saisisse au passage les dessins ou les empreintes des pièces demeurées jusqu'ici inconnues, les fasse graver et les livre à la publicité. Le mouvement imprimé il y a vingt ans par Lelewel et M. Cartier, après avoir tant donné à la science, ne saurait se ralentir. Il reste beaucoup de choses à élaborer; mais il s'agit d'abord de savoir chercher et de mettre un peu d'ensemble dans les travaux préparatoires. Les numismatistes devraient organiser la collaboration commune, qui établirait entre eux des rapports plus fraternels et plus faciles. Il y a longtemps que certains bons esprits ont signalé ce vice radical, ce défaut d'unité dans les moyens d'études {^). L'association seule peut y porter remède. Elle aura lé double avantage de centupler nos forces et de fermer la porte à ces dépl(Nrables rivalités qui divisent tant de gens faits pour vivre en bonne intelligence.
Fontenay-Vendée, décembre 1654,
(1) Le Blanc, p. 335, et Consid, hist et art, sur les monn. de France^ pp. â37 et 938.
(2) Entre antres Tillastre Grégoire, ancien évêque de Blois, dans son Plan d'association générale entre les savants, gens de lettres et artistes pour accélérer les progrès des bonnes mœurs et des lumières, S. L. (Hollande) N. D., pet. in-80 de 64 pag* ; et dans son JBssai sur la solidarité littéraire entre les savants de tous les pays, dédié k M. Legendre, membre de FÂcadémie des sciences. Paris, Plassan, 1834, in-s» de 33 pag.