I.A rALLACIEUSE
un mari, rentrant chez lui. — Ma chère, nous sommes invités par madame de Fischtaminel au concert qu'elle donnera mardi prochain. Je comptais y aller pour parler au jeune cousin du ministre qui devait y chanter ; mais il est allé à Frouville, chez sa tante. Que prétends-tu faire?...
la femme. — Mais les concerts m'ennuient à la mort !... Il faut rester clouée sur un? chaise des heures entières sans rien dire... Tu sais bien, d'ailleurs, que nous dînons ce jour-là chez ma mère,
et qu'il nous est impossible de manquer à lui souhaiter sa fête.
LE MARI, négligemment. — Ah! C'est Vrai.
(Trois jours après.)
le mari, en se couchant. — Tu ne sais pas, mon ange? Demain, je te laisserai chez ta mère, parce que le comte est revenu de Frouville, et qu'il sera chez madame de Fischtaminel.
la femme, vivement. — Mais pourquoi irais-tu donc tout seul? Voyez un peu, moi qui adore la musique !