II — DES NÉVROSES
Il existe une puissance supérieure à celle de la migraine; et nous devons avouer, à la gloire de la France, que cette puissance est une des conquêtes les plus récentes de l'esprit parisien. Comme toutes les découvertes les plus utiles aux arts et aux sciences, on ne sait à quel génie elle est due. Seulement, il est certain que c'est vers le milieu du dernier siècle que les vapeurs commencèrent à se montrer en France. Ainsi, pendant que Papin appliquait à des problèmes de mécanique la force de l'eau vaporisée, une Français •, m ilheureusement inconnue, avait la gloire de doter son sexe du pouvoir de vaporiser ses fluides. Bientôt les effets prodigieux obtenus par les vapeurs mirent sur la voie des nerfs; et c'est ainsi que, de fibre en fibre, naquit la névrologie. Cette science admirable a déjà conduit les Phillips et d'habil<js physiologistes à la découverte du fluide nerveux et de sa circulation ; peut-être sont-ils à la veille d'en reconnaître les organes, et les secrets de sa naissance, de son évaporation. Ains:, grâce à quelques simagrées, nous devrons de pénétrer un jour les mystères de la puis-
sance inconnue que nous avons déjà nommée plus d'une fois, dans ce livre, la volonté. Mais n'empiétons pas sur le terrain de la philosophie médicale. Considérons les nerfs et les vapeurs seulement dans leurs rapports avec le mariage.
Les névroses (dénomination pathologique sous laquelle sont comprises toutes les affections du système nerveux) sont de deux sortes relativement à l'emploi qu'en font les femmes mariées, car notre Physiologie a le plus superbe dédain des classifications médicales. Ainsi nous ne reconnaissons que :