Chapitre IX. — Conclusion Chapitre X. — Épflogue
Quel programme l et tpà svAnje pour le rempMr dignement? qui suis-je pour raerater toutes «es grandturs de Thomme, et tous ces subMmes abaiss^moits de Tamour d'un Dieu? Il faudndi M la harpe d*uB profhète /et je n'ai qu'ime Ifanide plumé «tans soes doigts tremblants!...
Rérélerai^Je totHefeis le secret de ma force , et ferai-jo ici connaître ce qui if^ passé M moi? ...
Au plus profond de mon abattement , alors qpie tout mon être y retiré dans le sentiment de son Impuissanee, était ecwime deremi roim du néant^ j'ai senti TEsprit de lérité venir jusqu'à moi ; et y tombant mon front humilié y il m'a dit:
a ... Offre-moi ta fiilMesseï et je te donnerai ma force; « laisse là tes pensées, et reçois mes inspirations. Je me « plais à visiter les humbles de cobut) et lorsqu'ils croient « que tout est perdu, je me lève sur les ténèbres de leur f intelligence comme l'étoile du matin. Je leur fais péné- « trer, en un moment, plus de secrets de ma Vérité étemelle a qu'on ne peut en apprendre en dix années d'études dans
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leB écoles ; et cela ^ sans bruit de paroles y sans mélange d'opinions, sans faste d'honneurs, sans combat d'arguments. Mais j'ai surtout une inclination particulière pour ceux qui entrent généreusement dans mes desseins , qui contribuent par leurs trayaux à l'édiûce que je construis, et apportent , sur le fondement que j'ai posé , de l'or, de l'argent, des pierres précieuses , ou du bois même et do la paille , chacun selon ses forces et les talents que ma Grâce et la nature lui ont donnés. C'est moi qui traversais autrefois les nocturnes visions de Job, qui murmurais des paroles mystérieuses à l'oreille de Socrate, et lui apprenais ce mot, le plus avancé de la science humaine : Tout ce que je sais , c'est que je ne sais rien. C'est moi qui, pour éclairer et convertir le monde , choisis et fis marcher à sa conquête douze pauvres pêcheurs de la GalUée. Je parlais par la bouche de Paul à l'Aréopage , et le sentiment de mon assistance faisait dire à ce faiseur de tentes, docteur des nations : Quand je suis faible , c'est en cela qu'alors je suis fort, car je peux tout en Celui qui me fortifie. C'est moi , enfin , qui ai conduit la plume de tous mes apologistes, depuis Justin jusqu'à Pascal, et qui viens de briser celle qu'un génie égaré voulait diriger en dehors de moi, et qu'il ne peut plus maintenant que tourner contre lui-même Laisse-moi te servir de guide,
mais tremble en me suivantl car si le sentiment de ton impuissance m'a attiré , lui seul aussi pourra me retenir, et mes inspirations s'envoleront devant les plus légères Améos de ton orgueil, o