Hiêt, de la d4ççi4^mf( 4^ V^mp» ram., p. 38Ç
« a donnée de son temps, les obstacles extraordinaires K qui arrêtèrent le rétablissement du temple de Jérusa- « lem : Tandis quAlipius, dit-il, aidé du gouverneur de h « province^ pressait les travaux avec ardeur^ de redoutablei « globes de feu sortirent du milieu des fondements; ils écla- « tèrent fréquemment sur les ouvriers^ ils les blessèrent^ ils « leur rendirent quelquefois le terrain inaccessible; et ce feu « vainqueur continuant à s'élancer avec opiniâtreté sur les « travailleurs^ comme s'il eût résolu à les éloigner^ on aban- « donna l'entreprise^ . »
Ce texte d'AmmienMarcellin a fort embarrassé Gibbon, et, avant lui. Voltaire ; un miracle afBrmé par un païen, et venu si à propos pour confirmer une grande prophétie, était en effet une chose fâcheuse : il a donc fallu avoir recours à la physique, et soupçonner la nature de collusion avec la Religion. Sur ce, de longues dissertations scientifiques par des gens, du reste, qui s'y connaissaient fort peu. « Pour moi, dit à ce sujet M. de Chateaubriand, « je suis trop ignorant pour disputer rien aux faits, et « n'ai pas assez d'autorité pour les interpréter ou les coin- « battre; je les rapporte comme je les trouve*. »
Ce qui resta de cette sacrilège entreprise, c'est qu'en creusant les fondements du temple nouveau on acheva de détruire les fondements de l'ancien temple ; et Ton confirma les oracles de Daniel et de Jésus-Christ par la chose môme qu'on faisait pour les convaincre d'imposture.
Nous laissons au lecteur le soin de remarquer et d'ap-
1. Gibbon, Histoire dô la décadence de Vempire romaitty tome IV, p. 399 à 401. — Aux témoignages enregistrés par Gibbon, il font joindre ceux de Rufin, Socrate, Théodoret, et Philostorge.