‹ Études Robespierristes (volume 2)Chapitre 18 sur 101 · Moniteur, t. XVIII, p. io · texte numérisé non relu

Moniteur, t. XVIII, p. io

DANTOiX ET LOUIS COMTE 76

lui était demandé, et ce que signifiaient ces « légers débats », auxquels sa lettre donna lieu*. Ils ne se sont pas demandé davantage si le motif allégué par Danton pour s'absenter de Paris : (( rétablir sa santé », « respirer l'air natal », était bien le motif véritable de sa résolution.

M. Jules Claretie nous a représenté l'homme de septembre s'apitoyant à chaudes larmes sur le sort des Girondins, fuyant de Paris « de guerre lasse, accablé, navré, saoul des hommes » et se réfugiant à Arcis « pour respirer, oublier ». « Il voulait être loin de Paris durant cette tuerie du 3i octobre, où le sang le plus pur de la Gironde allait couler. Il se retrouvait auprès de sa mère, auprès de la vieille Marguerite Hariot, sa nourrice, et sa rude écorce se fondait ; il retrouvait des effusions, des tendresses, des soupirs oubliés. Il lui semblait, en arrivant de Paris, dans la petite cité champenoise, passer de l'atmosphère d'une forge à l'air calmant d'une oasis,... etc., etc. »".

Nous lisons tous les jours sous la plume agréable de M. G. Lenôtre des pages de cette encre sympathique, mais M. Lenôtre a du moins cette excuse qu'il n'a jamais été président, actif ou honoraire, d'une société historique.

1. M. Jules Claretie a préfère supprimer ces « quelques légers débats », dans la citation approximative, mais guiilemetée, qu'il donne du Moniteur dans son livre sur Camille Dcsmou- Uns, Paris, 1908, p. 201.

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