I. Michelet marquait par là qu'il se rattachait à Littré
LA LEGENDE DANTONIBNNE lag
Monsieur, Je lis votre important ouvrage, si curieux, capital en tant de points. Je vous remercie infiniment. Je vais réimprimer et je m'appuyerai de vous. Recevez mes salutations les plus sympathiques.
J. MiCHELET*.
Le billet est suivi de ce post-scriptum :
Mon ami et élève M. Danton, l'inspecteur général, y prendra un vif intérêt, j'en suis sûr, et en sera reconnaissant. Je vais vous rendre les journaux.
Le docteur Robinet était tenace comme le sont les apôtres. Il revint à la charge et Michelet lui répondit encore :
Dim. la j. 682.
Je vous remercie infiniment, Monsieur. Je reconnaîtrai certainement dans ma Révolution tout ce que je vous dois pour ce point essentiel.
Croyez à ma gratitude et recevez mes salutations les plus sympathiques.
J. Michelet,
Le jour de l'an 1869 fut roccasion d'un nouvel échange de correspondances. Robinet offrit ses vœux. Michelet le remercia :
I . Cette lettre n'est pas datée. Elle porte le timbre de la poste Paris, i5 décembre (sans doute i5 décembre 67). a. Dimanche la juillet 68.
Matuiez. Robespierre. 9
i3o ÉTUDES ROBESPIERRISTES
a janvier 69.
Mille vœux, cher Monsieur, mille vœux pour le pauvre genre humain ! Unissons-nous dans notre pensée commune, la vraie, vraie communion.
Je fais quelques études sur les premiers socialistes qui sans doute vous auront préoccupés (^sic), mais spécialement ceux de Lyon — et Paris.
= avant 1800.
C'est Ange', Chalier, Fourrier, etc.
C'est Babeuf, Saint-Simon, le pauvre Chaumetle...
Avez-vous des notions ou des amis au courant de ces choses ?
Tout à vous.
J. MiCHELET.
Robinet était l'homme du monde le moins en état de documenter l'historien sur Chaumette et Babeuf. Il ne connaissait qu'Auguste Comte et le Précurseur. Il crut être agréable à Michelet en lui envoyant un document sur la grande querelle entre Auguste Comte et Littré. Michelet lui accusa réception en daubartt quelque peu sur la femme d'Auguste Comte qui était soupçonnée d'inspirer la polémique de Littré :
Mille remerciements, Monsieur, de cette curieuse
1. L'Ange, communiste lyonnais, auquel M. Jaurès a consacré une étude dans l'Histoire socialiste. Convention, p. 328-347-