‹ Etudes robespierristesChapitre 64 sur 87 · P. 19, note · texte numérisé non relu

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LA POLITIQUE DE ROBESPIERRE aSg

rection du lo août, dénonçaient les amis du peuple comme des anarchistes, apeuraient contre eux les possédants, essayaient secrètement de rétablir la royauté et de sauver le roi, « trompaient le peuple en empruntant le langage du patriotisme ' ».

Le 3i mai fit cesser leurs intrigues mortelles et donna la victoire aux Amis du peuple, mais une victoire précaire, Les difficultés intérieures et extérieures étaient trop formidables, le poids des préjugés trop lourd pour que ceux-ci pussent immédiatement réaliser tout leur idéal. Ils durent déguiser sousun voile leurs projets ultérieurs et procéder par étapes.

Buonarroti admire la Constitution de 1798, mais il ne l'admire pas sans réserves. Il regrette qu'elle consacre les vieilles et désespérantes idées sur le droit de propriété. Mais il se demande aussitôt: « Est-ce à une prudente circonspection commandée par l'attitude hostile des riches ameutés par les Girondins ? Est-ce à la Convention nationale qu'on doit attribuer les ménagements dont elle fit usage et le voile sous lequel les députés amis de l'Egalité fuient obligés de cacher leurs vues ultérieures ^ ? ».

Combien de fois au cours de la Révolution les partis se sont menacés les uns et les autres de « déchirer le voile »? Qu'à côté de la politique

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