‹ Études Robespierristes; la corruption parlementaire sous la terreurChapitre 30 sur 80 · I. Parue de 18^7 & i86a. a. Parue de i · texte numérisé non relu

I. Parue de 18^7 & i86a. a. Parue de i

LA LÉGENDE DANTONJENNE laS

un certain point la réconciliation posthume dan» une même glorification de tous les révolutionnaires. Ils défendaient Robespierre sans accabler Danton. Leurs apologies furent molles et ondoyantes. Il leur manqua le nerf que donne seul le souci profond de la vérité complète.

Les compilations de Bougeart* et de Vermorel ', le léger article d'Eugène Despois' n'auraient pas suffi cependant à donner droit de cité dans le parti républicain à la thèse familiale et positiviste du docteur Robinet, si le terrain n'avait été préparé par l'historien le plus populaire de la Révolution ; j'ai nommé Jules Michelet.

Michelet commença 0a Résolution au lende-f main de son cours fameux sur les Jésuites, dans* toute la fièvre du combat. « La Révolution est-' elle chrétienne,' antî chrétienne ? », c'est la première question qu'il se pose et qui le met dans l'impossibilité de comprendre Robespierre. Michelet admire les Girondins incrédules comme Vergniaud, les déchristianisateurs comme Chaumette et Cloots. Il porte ceux-ci aux nues parce qu'ils fermèrent les églises. Son fanatisme anticlérical ne lui permet pas de distinguer entre les prêtres constitutionnels, que les Montagnards protégè-

I. Danton, documents inédits pour servir à l'histoire de la Révolution, Paris, 1861.

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