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cepte la loi du travail les moyens de se Le
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lopper et de jouir d’une vie convenable, alor ; nous sommes socialistes, et nous estimons que chacun doit l'être. |
La participation des ouvriers aux bénéfices. | des patrons nous parait un moyen d'arriver à
ce résultat. Dans leur propre intérêt, ces der-
a feraient bien de 1urosRe indépen-
Le. que nous venons se rappeler. À ne consi-
dérer que leur affaire particulière, les patrons trouvent une large compensation au sacrifice ‘apparent qu'ils s'imposent dans un travail | Plus économique et supérieur en qualité et en quantité. Tout ouvrier qui se néglige faisant :e à ses camarades, il s'établit naturellement un contrôle qui remplace avantageusement les
retenues et les réprimandes, et qui, lorsque celles-ci deviendraient pourtant nécessaires, leur assurerait l'approbation de l'atelier. Chacun s’employant et s’ingéniant de son mieux à faire prospérer la maison, il est impossible que les chefs de la maison n’en profitent pas. C'est pour ce motif, nous l’avons vu, que le Ee” de la participation déplaitau socialisme
niveleur. Non seulement ce socialisme ne l'aime pas, mais il le redoute ; il y voit un | obstacle à ses re Are tandis
le succès. En cas de troubles, les patrons qui partagent les bénéfices avec leurs ouvriers trouveraient certainement des défenseurs chez
ces derniers, mais — ce qui importe infiniment plus que cette protection peut-être insuffisante, — la participation empêcherait les
troubles d’éclater. Pour peu qu’elle gagnât du terrain, elle découragerait les tentatives de
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guerre sociale longtemps même avant que la .
majorité des ouvriers en eût goûté les bénéfices. On comprend en effet que si Pinsurrection n'offre aucune chance de succès, elle ne sera pas entreprise, et que, pour avoir quelques
chances, elle réclamerait, sinon le concours actif, au moins l’assentiment et la connivence
de toute la classe ouvrière ; tandis qu'elle : resterait absolument impuissante si une frac- - tion tant soit peu notable des ouvriers secon- : dait les défenseurs de l’ordre établi. Ainsi les patrons qui donneraient aux ouvriers un intérêt dans leurs affaires détourneraient le danger de leurs personnes et de leurs biens, en
travaillant à la sécurité générale. Chaque maison qui entre dans cetle voie acquiert un
Eu le zèle qu’elle inspire à ses employés et
sur les autres lorsque la négligence d’un seul | à rogner les profits de tous. Il est d’ailleurs évident que les établissements constitués sur £è principe attireraient bientôt l'élite des e ouvriers, sans avoir à leur payer des salaires supérieurs au taux moyen dans chaque industrie, et qu’ils seraient beaucoup mieux placés que les autres pour résister aux demandes ess que ont . ruiné bien des
4 de supprime la guerre et fait à à l'antagonisme la convergence des intérêts.
ss « En dépit de sollicitations réitérées, Krupp | s'est toujours refusé, dit la Bibliothèque Une.
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: verselle, à abandonner à ses ouvriers une part 4 de ses bénéfices. Il n’ignorait pas que tou-
la surveillance qu’ils exercent les uns
tes les tentatives qu’on a faites dans ce sens À ont échoué à peu d’exceptions près, ensuite des contestations sans fin qu’elles ont suscitées.» FRE 2
Nous croyons la proportion des avortements
aux succès très exagérée dans la phrase que
nous citons. Nous pensons avec M. Billon que la plupart des essais manqués auront été faits
d’une manière hésitante et incomplète, comme si l’on voulait donner beaucoup à l’ouvrier, tandis qu’en réalité on lui donnait peu. Nous estimons, comme cet industriel qui fait autorité dans la matière, que si quelque chose peut faire échouer les essais de participation, ce sont ces calculs mesquins et ces essais incomplets. Ce qui est positif, c’est que les maisons qui ont persévéré dans la participation ont réussi. Des soixante à quatre-vingts affai-
res de quelque importance notoirement orga-
nisées sur ce principe, aucune n'avait subi d'échec jusqu’au moment ou s'arrêtent nos statistiques. Il se peut qu’il s'en soit produit depuis, mais nous n’en connaissons point. On est donc autorisé par l’expérience à voir dans
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LA PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES
la participation aux bénéfices une garantie de succès pour les entreprises.
Mais l’objection se précise, on dit: Des ou- vriers intéressés aux résultats financiers vou-
: dront les contrôler, ils prétendront s’assurer, 16 en inspectant vos livres, de la façon dont vous tenez ce que vous avez promis. Bien plus, s’ils
arrivent à se convaincre que les profits ont
à été nuls ou trés inférieurs à leur attente, ils | penseront que les affaires ont été mal condui- . < tes et prétendront prendre part à leur direc- F tion. Tout ira bien tant que tout ira bien; . mais vienne un bilan, deux bilans désavanta- ee
geux, et la discorde éclatera.
= Nous ne croyons pas que ces conjJectures pessimistes soient justifiées par l’expérience et nous ne les estimons pas fondées en raison.
Un ouvrier qui reçoit le salaire courant de sa profession, qui peut être à chaque instant re-
2 mercié, qui sait de plus qu’une participation | quelconque au bénéfice éventuel lui a été pro- ‘1 - mise spontanément, gratuitement, et sous la . 1 clause expresse qu’il s’abstiendrait de toute Li | ingérence, ne sacrifiera pas si facilement une a : Fi .
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436. | LES RÉFORMES NÉCESSAIR position toujours préférable à celle qu'il pourrait trouver ailleurs. Celui qui voudrait causer | du trouble ne serait pas écouté; l’ouvrier sait
aussi bien que le bourgeois qu’il faut tenir la O ie
parole qu’on a donnée. Aussi longtemps que la participation aux bénéfices sera l'exception, ces défiances et ces prétentions ne sont pas à craindre.
En revanche, il est bien difficile que la part attribuée aux ouvriers ne soit pas connue et ne trahisse pas le bilan de la maison tout entier. Chaque fabrique a ses procédés particuliers, dont dépendent non seulement la qualité de ses produits, mais aussi leur prix de revient. Généralement les industriels attachent une grande importance à ce que le public et surtout leurs concurrents ne connaissent pas 3 ce prix de revient, et quelquefois c’est avec raison. La participation rencontre là des obs- | tacles qui Pempêcheront peut-être de s'établir d’une manière universelle, mais il y a nombre
d’affaires considérables pour lesquelles cette difficulté n’existe pas. L'obligation de publier leurs comptes n'empêche pas les sociétés ano=
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Enfin l’objection spécieuse que les ouvriers
L n'ont pas droit à partager les bénéfices s’ils one partagent aussi les pertes nous semble
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L= reposer sur une confusion d'idées. Les ou-
vriers. ne sauralent entrer dans les pertes, qui sont une diminution du capital, attendu qu’ils ne possèdent aucun capital. Ils en sont affec- “tés très sérieusement par l’absence des divi- dendes, par la réduction des salaires, enfin
© par la suppression de leurs emplois ; mais ils
ne sauraient y prendre part directement qu’en panne de co-propriétaires, position à laquelle le régime de la participation peut bien les + conduire, mais que les patrons ne s’aviseront ë point de leur conférer à titre gracieux.
4 La participation aux profits est donc pour
eux un bienfait sans mélange, bien supérieur à ce qu'ils pourraient attendre d’un salaire plus élevé, et nous ne pensons pas qu'aucun des patrons qui liront notre ouvrage reste indifférent à cette considération. Les gros salaires passent souvent au fur et à mesure en dépenses nuisibles ou du moins superflues; le bénéfice annuel est une somme qui semble digne d’être placée et que le patron place généralement lui-même, du moins en partie, conformément aux statuts de la maison. Ici, deux systèmes de capitalisation différents sont simultanément proposés et pratiqués. Les caisses d’épargne, les fonds publics présentent un maximum de sécurité et préparent à l’ouvrier une vieillesse indépendante ; tandis que si l’ouvrier reste créancier de la maison, il se solidarise toujours plus complètement avec elle comme actionnaire ou commanditaire, et
commence alors à prendre part directement aux pertes éventuelles où toute son épargne
pourrait s’engloutir ; en revanche, il acquiert de la sorte une position plus stable et la propriété de son outil.
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LA PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES
au professeur Bœhmert, à Zurich, qui faisait
pue enquête sur ces matières :
Coach influence de la participation aux bénéfices & . la position économique de l’ouvrier se fait sen-
oi de plusieurs manières : d’abord en le forçant à :
È l'épargne (comme cela est organisé dans nos ate- De E
liers) ; épargnes sur lesquelles il peut compter en
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: temps de chômage, en temps de maladie ou d’autres cas pour lesquels il est heureux d’avoir devant lui une somme quelconque.
. » L’ouvrier se sentant des épargnes auxquelles ; il ne touche qu’en cas d’absolue nécessité, il se dé- = veloppe en lui le désir d'augmenter ces mêmes “ épargnes. Il économise d'autant plus, dépense
É moins ot améliorant ainsi sa position, envisage l’a- Re venir avec moins de crainte. Car l’une des grandes
incertitudes de l’ouvrier est sans contredit celle de
son avenir ; que fera-t-il quand il ne pourra plus travailler ? de M: : » La participation lui répond victorieusement ;
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