SLR L'HUILE EMPLOYÉE EN HORLOGERIE
ces montres, et l’huile qu'il s’agit de comparer à dix autres montres, puis les mettre dans des conditions complètement identiques pendant tout le cours de l'expérimentation. Pour ceux qui ont l’habitude d’expérimenter, c’est ainsi qu'un procède, autrement, aucune expérience ne serait concluante. Mais où trouvera-t-on vingt montres identiques pour expérimenter deux huiles comparativement ?
Pour moi, je ne connais de véritable expérience que celle faite dans des conditions sensiblement identiques, et la marche d’une pièce d’horlogerie présente en elle-même des phénomènes trop variables et trop propres à altérer l’huile pour qu’elle puisse servir à la juger. Ne voit-on pas, en effet, que dans une montre où la même huile a été mise partout, elle est devenue mauvaise à l’un des deux pivots d’un même mobile, qu’elle est bien conservée à l’autre , et qu’elle ne s’est pas comportée de même en tous les points de la machine? Là elle est rouge, ici noire, ailleurs bien conservée, dans un autre point sèche. Le mode d’expérimentation sur des plaques est le seul qui puisse, quant à présent, donner des indications sur les qualités comparatives de deux huiles.
Je n’ai pas cru devoir rappeler ici ces divers procédés qui ne sont basés sur rien, qui ne méritent même pas le nom de procédés, et dans lesquels rien n’est précis ni positif ; ainsi, l’un vous dira que le plus ou le moins d’épaississement de l’huile sur la pierre à l’huile lui indique sa qualité; l’autre, qu’il en étend avec la barbe d’une plume sur une glace, pour voir le temps qu’elle emploie à se dessécher, etc., etc. Ce sont là de véritables babioles.
Conclusions.
On ne devra donc pas décider de suite ni qu’une huile est bonne parce qu’elle ne se colore pas, ni qu’elle est mauvaise parce qu’elle se colore un peu et lentement; cependant, on doit considérer comme mauvaise celle qui, en six ou huit jours, sur un laiton bien préparé, sera devenue d’un vert
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très-prononcé, surtout s’il se forme autour de la goutte une auréole bien marquée, ou bien lorsqu’elle aura taché le laiton.
Si nous manquons de procédés pour reconnaître en peu de jours une huile qui doit conserver sa tluidité longtemps, c’est tout au moins quelque chose que d’avoir déterminé les moyens de constater celles qui doivent être rejetées sans une longue expérience.
En attendant un mode d’essai aussi certain pour constater en peu de temps la bonne qualité de l’huile (c’est-à-dire la propriété qu’elle doit avoir de rester longtemps fluide), que celui par lequel nous avons déterminé les symptômes qui doivont faire éloigner quelques mauvaises huiles, nous dirons que toutes celles qui nous ont été communiquées, et qu’on était parvenu, par des manipulations chimiques, à mettre dans l’état de ne pas donner les mauvais symptômes signalés, que toutes ces huiles, disons-nous, ne résistaient jamais à uneannée d’épreuves sans s’épaissir fortement. Toutes les huiles traitées parles procédés chimiques dont nous avons parlé doivent donc être éloignées, jusqu’à ce qu’on se soit assuré, par une très-longue expérience, qu’on peut les employer sans danger.
SDK LA LONGUEUR DES LEYIERS
DE