REMONTOIR
ou disques de zinc et de cuivre, vous aurez soin de les nettoyer avec (Te l’acide nitrique, en les frottant ensuite avec la pierre ponce. Les solutions serviront plusieurs fois, en conservant ensemble celle qui a été employée et celle qui est restée dans la fiole.
11 importe que chaque pièce ou chaque objet à dorer ou à argenter soit bien propre, nettoyé d’avance, et qu'après le nettoyage il soit immédiatement jeté dans la solution qui doit le couvrir d’une surface d’or ou d’argent. J’ai dit immédiatement, car le moindre intervalle de temps entre le nettoyage et l’immersion pourrait produire l’oxydation par son contact de l’air.
S’il s’agit d’obtenir une dorure ou argenture ayant un grain prononcé, comme on le pratique sur les ponts , cvvettes et platines desmontres, vous nettoierez soigneusement les pièces et les jeterez pendant deux ou trois secondes (plus ou moins, selon que vous souhaitez un grain gros ou fin) dans une assiette contenant de la suie trempée d’acide nitrique concentré, aiguisé de quelques gouttes d’acide sulfurique. Lorsque le grain est tel que vous le désirez , vous laverez soigneusement les pièces avec une solution aqueuse de savon , et successivement avec du tartrate de potasse dissous dans l’eau, après quoi vous le soumettrez à l’opération de la dorure ou de l’argenture.
La formation du grain fin exige la plus grande attention ; car en deux secondes, plus ou moins, il se produit, surtout si, dans l’alliage du laiton, le zinc entre dans de grandes proportions et si l’acide est concentré.
Remontoir, par jfï. Achille Rrocot.
Le rouage A, B, C, D, E est celui d’un mouvement ordinaire mu par un ressort, il entretient les oscillations du pendule p.
DE M. BROCOT.
Un rouage secondaire, composé des roues D’, JE’, est chargé d’entretenir, au moyen d’un poids R, les oscillations du pendule P. Une roue libre G, qui est satellite autour de l’axe / de la balance H h, engrène à la fois avec la roue D du rouage principal et la roue U' du rouage secondaire.
A l'extrémité H de la balance est un poids R.
A l’autre extrémité h de cette même balance est suspendu le pendule p; de sorte que la véritable force motrice du pendule P n’est que la différence entre le poids R et le petit pendule p.
11 résulte de cette disposition que le poids R descend à chaque oscillation du pendule P et est remonté à chaque oscillation du petit pendule p, et que ce poids restera sensiblement à la même place si les deux pendules sont bien en rapport de longueur avec les nombres de leurs roues d’échappement respectives.
Les irrégularités provenant du ressort moteur n’auront donc d’action que sur le petit pendule p et pourront diminuer ou augmenter la durée de ses oscillations, ce qui lui fera remonter le poids R trop vite ou trop lentement; mais alors le côté h de la balance agira dans un sens contraire et allongera ou raccourcira le pendule p pour produire du retard ou de l’avance, et ainsi rétablira l’équilibre.
En comparant le remontoir décrit ci-dessus à tous ceux qui ont été faits, on y trouve deux différences caractéristiques : 1" l’absence du volant, et, par conséquent, du point d’appui de ce volant ou de son axe contre un obstacle appartenant au chariot ou balance dont la masse fait fonction de moteur secondaire; 2° le moteur secondaire est remonté par un nombre d’actions successives plus grand que celui par lequel il agit. De ces deux différences dans la construction, il résulte deux avantages : le premier est que le point de contact du volant contre la partie du chariot qui lui fait arrêt est supprimé; U n’y a plus ni percussion, ni pression variable en ce point, ni destruction, inconvénients qu’on a toujours reprochés aux remontoirs à engrenages tels que celui de la Bourse de Paris.