‹ Études sur diverses questions d'horlogerieChapitre 55 sur 64 · X0TE SUR LES II O H LOGES DE M. VL'LLI AÜIY · texte numérisé non relu

X0TE SUR LES II O H LOGES DE M. VL'LLI AÜIY

Description du mécanisme faisant marcher F horloge pendant qu'on remonte le poids.

Fig. 19. A est la grande roue portant le tambour sur lequel s’enroule la corde du poids moteur. B est la seconde roue qui fait une révolution en une heure. C est une roue sur le même axe que la roue B, mais dont la denture est très-grosse. D est un levier par l’entremise duquel la marche de l’horloge est entretenue pendant qu’on la remonte.

La direction dans laquelle les roues tournent est indiquée par les llèches.

EF est une barre montée sur le même axe que le levier U, la branche la plus courte couvre le carré de remontoir en E. l’extrémité de la branche longue porte un poids F, et quand il est hors d’action il repose sur la cheville X.

Ce mécanisme entretient la marche de l’horloge pendant qu’on la remonte de la manière suivante :

Pour mettre la clef sur le carré qui termine l’axe de la grande roue A, il faut dégager la partie E de la barre de devant l’extrémité de l’axe; cela se fait en le soulevant par l’autre extrémité jusqu’à ce que la pointe du levier D porté par le même axe, ait atteint le point P sur la circonférence de la roueC. Nulle difficulté à cela; car, par la construction du levier, la palette rentre dans le bras qui la porte pour lui permettre de passer les dents de la roue C. En rétrogradant de N à P la palette se trouve engagée dans les dents de la roue , et par faction du poids F à l’extrémité F du levier. La roue est entretenue en mouvement et l’horloge marche, le bout du levier ayant atteint le point N 11 se trouve dégagé de la roue, et l’extrémité F tombant sur le support .Y, le bout du carré de l’axe de la roue .1 se trouve couvert par l’autre extrémité E. De cette manière la marche de la pendule est maintenue un temps suffisant pour la remonter. Les angles GOIl et KOL étant égaux à l’angle MOP, la barre ponctuée représente sa place quand la palette est sur la ligne OP. 11 faut faire attention que le poids V soit suffisamment pesant pour assurei la fonction.

l'EMDl'LE ISUClinONK DE M. CALLAl'D AIMÉ. 2SI

RR représente le levier U en détail.

La palette H est retenue en place dans le bras Ü par le ressort en hélice , ce qui lui laisse la liberté de rentrer dans le bras quand on fait rétrograder le levier dans les dents de la roue C, et ensuite de le remettre en place et de l'y retenir pendant le temps qu'il est en action avec la roue pour entretenir la marche de l'horloge.

PENDULE ISOCHRONE

DE M. CALLAUD AÎNÉ.

Nous avons cité, page 55, les recherches faites par M. Callaud aîné, pour rendre isochrones les oscillations du pendule. Voici la construction qu’il avait présentée à l’exposition de 1840.

La verge de. ce pendule est un châssis d’acier C.C.C.C. fig. 20 dans le milieu duquel est suspendue une petite lentille L à un ressort L.A.\ ce ressort est une lame d’acier très-flexible, telle que celle tournée en spirale servant de moteur dans les montres : c’est donc un petit pendule réuni au pendule principal. L’auteur est parvenu à ce résultat; la longueur, la force du ressort formant le petit pendule, et le poids de la lentille étant mis dans un rapport auquel il est arrivé par des expérimentations et des retouches successives , si l’on écarte le pendule principal de la verticale, puis qu’on l’abandonne à lui— même, il oscille et fait osciller le petit pendule.

Après un temps qui ne dépasse guère un quart-d’heure, les oscillations du petit pendule cessent et sa lentille paraît immobile.

Il résulte de là que le ressort formant la verge du petit pendule est courbé par l’oscillation du pendule principal, et d’autant plus que les oscillations de celui-ci sont plus grandes. D’un autre côté, la tendance qu’a le ressort du petit pendule

252 PENDULE ISOCHRONE DE Jl. CAI. L.\ll> AÎNÉ.

à reprendre sa position rectiligne est, d'une part, une résistance qu’il oppose à l’augmentation d’étendue des arcs, et, de l’autre , une force accélératrice qui agit sur le pendule pour augmenter sa vitesse, et cette force va en croissant avec l’étendue des arcs.

Donc, si par une mise à point, convenable à toutes les parties de l’appareil, on arrive à établir les rapports nécessaires entre elles, on aura résolu la question posée en ces termes : imprimer au pendule une force accélératrice qui abrège le temps de l’oscillation d’autant que sa durée naturelle serait augmentée par une plus grande étendue d’arcs, conditions de l’isochronisme des oscillations

Nous tenons de M. Callaud que la pendule à laquelle il a fait l’application de ce système lui a donné les résultats les plus satisfaisants ; qu’à la vérité la pendule a bien un peu changé de marche après un long temps, comme cela arrive même avec un poids, mais que son mouvement diurne du haut en bas du ressort était le même : qu’ainsi, les anomalies résultant delà différence dans l’intensité de la force motrice étaient corrigées et son but atteint.

M. Callaud fait espérer qu’aussitôt que sa santé le lui permettra, il publiera ce que ces observations lui ont appris dans cette circonstance.

Nous serait-il permis de faire remarquer, en faveur de la construction qu’on vient de lire, qu’ici l’action du ressort a lieu par sa seule élasticité, sans aucun point de contact; tandis que dans les constructions faites dans le même but par Ferdinand Berthoud et autres, il y a toujours, ou un contact constant, ou bien alternativement et à chaque oscillation un contact et une séparation de deux points.

Nous avons expliqué, en parlant de l’échappement à vibrations libres, page 45 et suivantes, qu’en pendule surtout, ces contacts étaient une mauvaise chose bien reconnue telle par l’expérience. A ce point de vue, M. Callaud fait un grand pas dans la question.

Lorsque son travail sera publié, on aura toutes les données pour suivre les expériences par lesquelles il est arrivé au ré-

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sultat énoncé plus haut, et l’on s’en formera une plus juste idée que celle qui peut être donnée par un tiers. Il ne restera plus guère à décider que la question de savoir si l’on doit chercher en cet endroit la source de la régularité de nos pendules. H. R.

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