REMARQUABLE DE L’HUILE
Après avoir fait une expérience sur différentes huiles que j’avais mises sur des plaques, pour les comparer à des huiles connues, l’une des plaques fut mise dans une boite de bois de noyer, sans que je m’en occupasse autrement, et malheureusement sans que j’eusse fait attention à ce qui avait été dans cette boîte avant d’y mettre la plaque.
(1) Les expériences comparatives clans eette matière sont fort délicates. Nous expliquerons ailleurs comment nous sommes parvenu à rendre appréciables des quantités qui auraient échappé aux observations ordinaires.
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Ayant eu l’occasion d’ouvrir tout récemment la boîte dans laquelle les huiles étaient depuis six ou sept mois, je les ai trouvées toutes entièrement durcies ; et cependant il y en £.van que je connaissais, et qui ne pouvaient avoir été ainsi altérées que par une influence étrangère et accidentelle, puisqu’elles étaient bien connues et s’étaient parfaitement conservées dans d’autres expériences.
En nombre de circonstances j’avais reconnu que les émanations auxquelles l’huile est exposée avaient une action marquée sur sa conservation, et pouvaient la faire épaissir plus promptement que cela n’aurait eu lieu si elle n’eût pas été exposée à ces émanations; mais jamais je n’avais eu l’occasion d’observer un fait aussi grave. Je ne puis l’imputer qu’aux substances qui auraient été dans cette boîte à une époqueplus ou moins reculée, et il m’est impossible de me les rappeler.
Ceci est un exemple, utile à noter, de ces altérations promptes des huiles dans un cas qu’on ne peut ni prévoir ni déterminer d’avance. On voit par là combien il faut de réserve, de précaution dans les expérimentations pour porter un jugement sùr, comme je l’ai dit si souvent dans ce volume.
Extrait du Bulletin de la Société d'encouragement pour lin dustrie nationale. ( Séance générale du 18 février 1816 .) — Rapport au nom du comité des arts mécaniques, par Af . le baron Sécuif.r.
médaille d'or. — « M. Henri Robert, encouragé, je dirai même stimulé par les récompenses élevées qu’il a déjà reçues de vous pour ses travaux en horlogerie civile, a voulu bien mériter aussi de la Société d’encouragement par des services rendus à l’horlogerie de haute précision ; c’est ainsi que les montres marines sont devenues le but de ses travaux.
« Pour arriver sûrement à de bons résultats, M. Robert a
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étudié consciencieusement la construction des chronomètres; il s’est bien rendu compte des fonctions de chaque organe, de l’influence particulière de chacun d’eux sur la marche de la montre; il a cherché s’il n’était pas possible d’obtenir des effets sûrs d’appareils d’une construction simple : c’est cette pensée qui lui a fait donner, dans le choix définitif de son calibre, la préférence au simple barillet denté.
« Voici les principales dispositions de ses pièces marines : une platine unique, sur laquelle se fixent plusieurs ponts, sert de base à tout le rouage, qui se trouve ainsi à découvert; un barillet, dont le diamètre et la hauteur ont été l’objet de nombreux essais, emmagasine la force motrice ; l’arrêt du remontoir, du genre de ceux dits en croix de Malte, est placé dans des conditions géométriques qui lui permettent d’opérer la plus énergique résistance, sans crainte de détérioration ; les ponts sont coulés en un alliage de 90 de cuivre sur 10 d’étain. La bonté de ce métal, la facilité avec laquelle il se travaille, rendent ces ponts très-solides et d’une construction prompte. La roue d’échappement, en cuivre bien choisi et très-écroui, est dégagée de façon à être la plus légère possible. M. Robert a très bien compris que cet organe, passant incessamment de l’état de repos à l’état de mouvement, devait, par sa légèreté même, éviter les pertes de force qui résulteraient de l’inertie de sa masse, nécessairement vaincue à chaque pulsation, comme aussi les causes de destruction qui arriveraient infailliblement par suite des chocs des palettes de cette roue contre le pilier d’arrêt, si la vitesse acquise pouvait s’emmagasiner dans une masse de métal de quelque importance.
« La détente dont M. Robert a fait choix est celle à pivots ; il pense que les anomalies qui peuvent résulter du changement de nature des huiles aux pivots de cet organe sont bien compensées par la plus grande facilité d’exécution et de régularité des fonctions de cette partie importante de l’instrument (1).
(1) Voir dans la description insérérée dans le bulletin de la Société d' encouragement, année 18T6, les motifs de la préférence donnée k la détente sur pivots sur celle à ressort, faite selon la manière anglaise, et plus haut, page 2C3.
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« Son système est simple et d’un maniement facile. Lors du démontage, un ressort d’entrave fonctionnant spontanément et par le seul fait du dévissage de la vis du coq, prévient les accidents possibles pendant les nombreux maniements du balancier indispensables pour arriver à une marche approchée de la perfection.
« Une pièce, dite pont garde-balancier, concourt aussi à rendre la mise en place du balancier plus sûre et plus expéditive ; ce pont est comme une troisième main qui vient soutenir le balancier pendant que l’on tient la montre de la main gauche, et que la main droite apporte le coq à sa place.
« Enfin, l’emboîtage et le déboîtage du mécanisme s’opèrent sans qu’on soit obligé de démonter aucune partie.
« M. Robert, après de nombreuses modifications à son calibre, est enfin satisfait de son œuvre : ceux pour qui la rigoureuse mesure du temps est une nécessité impérieuse, peuvent aussi partager son contentement, car des marches remarquables, constatées par l’Observatoire royal, sont la preuve la plus irréfragable que le succès a couronné les efforts de M • Robert. Une médaille d’or lui a été décernée à la dernière exposition. Vous serez heureux de pouvoir joindre vos suffrages à ceux obtenus déjuges aussi scrupuleux que ceux qui composaient le jury central.
« Cette parité de jugement favorable sera pour M. Robert la récompense de ses persévérants travaux, que le conseil d’administration a couronnes, en lui décernant une médaille d’or. »
Extrait du rapport du jury central de l’exposition de 1834. — Horlogerie de haute précision.
« Le jury voit avec satisfaction les fruits de l’émulation qui s’est emparée des artistes en chronomètres. Un abaissement notable de prix (1) dans cette branche d'horlogerie, de pre-
(I) Le prix de 1,000 fr., indiqué par moi, était lo p'us bas; on voyait ensuite des chronomètres à 1 ,250 fr. , et au delà.
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mière nécessité pour la navigation au long cours, permettra désormais aux armateurs de généraliser l’emploi des montres marines sur tous leurs navires. La qualité de ces produits n’a point eu à souffrir de cette diminution dans la valeur de leur main-d’œuvre. Des simplifications suggérées par une discussion plus judicieuse et plus approfondie de chacune des parties (1), l’abandon d’un luxe d’exécution complètement inutile, l’emploi enfin de quelques machines accélératrices, ont procuré cet important résultat.
« Le nombre des concurrents dans cette branche si difficile de la rigoureuse mesure du temps s’est accru depuis la dernière exposition. Commençons à payer notre dette de reconnaissance à ceux qui ont si bien continué à se montrer à la hauteur des récompenses de premier ordre dont ils ont été honorés. Nous nous plairons ensuite à signaler les efforts plus récents suivis d’incontestables succès. »
(Suivent les rappels de médailles d’or décernées aux expositions précédentes.)
médaille d’or. — « A cette liste d’habiles constructeurs de chronomètres, nous sommes heureux de pouvoir ajouter le nom de M. Henri Robert; pour être entré plus tard dans l’arène, cet horloger n’en a pas moins cueilli les plus honorables palmes. Récompensé par une médaille d’argent en 1834, pour les perfectionnements qu’il avait apportés à l’horlogerie civile, une seconde médaille d’argent lui a été décernée en 1839 pour ses pièces de haute précision. Depuis cette époque, M. Robert s’est livré à de consciencieuses études sur la composition la plus convenable du mécanisme d’un chronomètre ; la nature des fonctions de chacun de ses organes a été l’objet d'observations toutes spéciales pour en assurer la durée et la régularité. C’est ainsi que, par un travail soutenu, il a perfectionné des œuvres déjà fort remarquables. Le succès qui a
(1) Toutes les personnes qui ont examiné mes chronomètres les ont reconnus beaucoup plus simples qne tout cequiarait été fait Jusqu’alors. (Voir quelques délaits dans le Rapport fait à la Société d'encouragement. — Bulletin de février 1846.)
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couronné ses efforts est attesté par la belle marche de ses montres marines à l’Observatoire. L’administration de la marine a fait choix de plusieurs de ses chronomètres, sortis victorieux de la difficile épreuve du concours. Le jury juge M. Henri Robert digne de la médaille d’or. »
Extrait d’un rapport, fait à la Société de géographie. Sur les appareils cosmographiques de M . Henri Robert ; parM.Cortambert. (Juin, 1831.)
Après avoir fait l’énumération, et indiqué le parti que l’enseignement peut tirer de ces appareils, le rapport est terminé par le passage suivant :
« J’ai examiné, Messieurs, ces appareils avec toute l’attention que me commandait la mission qui m’était confiée, avec tout l’intérét que m’inspire la cosmographie, cette noble sœur de la géographie. Je vous propose d’accorder le précieux encouragement de votre approbation au savant et modeste inventeur, qui a montré dans ces travaux une grande sagacité, une connaissance approfondie des mouvements du système solaire, et qui a rendu un service incontestable à l’enseignement de la jeunesse. »
Deux rapports faits à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, en mai 1850 et mai 1851, ont également approuvé ces appareils qui sont déjà employés dans les premiers établissements d’éducation, et que plusieurs ouvrages très-sérieux ont cités.
Marche d’un chronomètre numéro 80, de M. Henri Robert, constatée à F Observatoire de Paris, du 21 novembre 1838 au 18 mai 1840.
Le mouvement diurne moyen a été :
En novembre 1838 de
En septembre 1839 de.
décembre » . .
octobre » . .
janvier
1839 de. .
novembre » . .
février
décembre » . .
mars
janvier 1840 de. .
avril
février » . .
mai
mars » . .
juin
avril » . .
juillet
mai d . .
août
Les calculs faits par les astronomes de l’Observatoire pour déterminer le degré de précision avec lequel ce chronomètre aurait donné la longitude en mer après trois mois de traversée, ont fourni les résultats exprimés en temps dans la première colonne du tableau suivant,' et en lieues marines dans la seconde.
Temps. Lieues.
21 novembre 1838 au 21 février 1839,
22 décembre
22 mars
22 janvier
22 avril
11 mars
11 juin
10 mai
10 août
l cr juin
l ,r sept.
23 juillet
28 oclob.
30 octobre
23 janvier 1810
26 mars
5 avril
Dans une série de 11 chronomètres du numéro 80 au numéro 90 inclusivement, six ont été acquis par la marine de l’État, après épreuve à l’Observatoire. Ces chiffres réduisent à leurs justes valeurs certaines insinuations.