CHAPITRE VII
race s’accomplit graduellement, et malgré les efforts des philanthropes.
Pourquoi cela?
Parce que leur état social est un attentat perpétuel contre l’humanité.
Ainsi, le meurtre, les déprédations, les luttes incessantes et inutiles des uns contre les autres, sont leur état normal. Ils pratiquent les sacrifices humains et la mutilation de l’homme, ils sont pétris d’antipathie et d’hostilité envers tout ce qui n’est pas de leur race. Ils maintiennent la polygamie, l’esclavage et soumettent la femme à des travaux que ne comporte pas son organisation.
Aux yeux de la théologie , ils sont des hommes déchus; aux yeux de la morale, des hommes vicieux; aux yeux de l’économie humanitaire , des improducteurs.
Parce qu’en outre, dès leur origine, ils ont méconnu et refusent encore de reconnaître une loi suprême imposée par Dieu, savoir, l’ohligation du travail.
Depuis quatre mille ans , les nations ont fait aux juifs une guerre acharnée. Les Egyptiens, les Assyriens, les successeurs d’Alexandre, en Asie comme en Afrique , les Romains , les chrétiens , les mahométans, tour à tour, ont exercé envers eux d’innombrables violences physiques et morales. A toutes les époques, des tyrans, rois ou peuples, ont pris à tâche de les anéantir. Nonobstant tant d’ennemis, les juifs ont triomphé. Leur race s’est répandue sur toutes les
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coiilires dii globe, et probablemeiil durera aiiiaiU que le monde.
Pourquoi cela?
Parce que mieux que toute autre race , ils ont mis en pratique la loi du travail ; parce que, en face de la civilisation, ils ne sont pas demeurés stationnaires, (pi’ils n’ont point été rebelles au progrès, et que leur état social n’a pas été un outrage aux lois de l’humanité. Quand ils ont possédé une terre, ils ne l’ont pas laissée inculte. En somme, parce qu’ils ont été des travailleurs dans les champs du progrès.
Les Arabes de l’Algérie et du Maroc , en beaucoup de points, ressemblent par leur état social aux indigènes de l’Amérique septentrionale , et à ces tribus barbares de l’Océanie.
Comme eux, ils vivent en guerre perpétuelle les uns contre les autres. Comme eux, ils maintiennent l’esclavage et font en grand la traite des blancs et des noirs. S’ils ne font pas des sacrifices humains , du moins ils mutilent les hommes et les convertissent en eunuques. Ih perpétuent la polygamie et accablent la femme de rudes travaux. Ils restent stationnaires en face de la civilisation, et vivent en hostilité perpétuelle contre tout ce qui n’appartient point à leur race. Qu’ont-ils fait de cette terre jadis si fertile? Une vaste solitude. Sous leur domination, elle nourrit à peine deux millions d’habitants. Sous tout autre peuple, elle eu nourrirait douze millions.
'foutes les nations sont solidaires. Elles doivent toutes s’appliquer à la production, parce qu’elles pourront de cette façon se secourir mutuellement aux
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jours des lamines. Sont donc hautement coupables, celles qui, possédant une terre fertile, refusent de Tutiliscr.
La véritable philantbropie ne doit pas souffrir l’existence d’une race, d’une nationalité (jui s’opposent au progrès, et qui régulièrement portent atteinte aux droits généraux de l’humanité.
En vertu de quels principes combattons-nous en Afrique depuis seize ans?
En vertu de ceux que représente et vulgarise la civilisation européenne.
Pourquoi les Arabes nous combattent-ils? Abd-el- Kader nous l’apprend dans ses proclamations. C’est pour conserver les esclaves que Dieu leur a donnés, dit-il; c’est pour maintenir la polygamie et pour conserver leur état social, tel qu’il est actuellement.
Si, au lieu de huit cent mille Arabes qui, en Algérie, s’assassinent, se pillent, tuent les prisonniers, les naufragés,* font un brigandage perpétuel sur les routes, sodomisent, ne produisent rien, laissent les plaines se changer en marais pestilentiels; enfin, si, au lieu de cette race, qui outrage la nature et rhunianité par son état social, si, au lieu de ces huit cent mille, il n’y en avait pas un seul, en vérité, la nature et la civilisation y gagneraient.
Depuis quatre mille ans cette lace est resiée la meme.
Je résume son rôle social :
Hostile aux autres nations, violant les lois de l’humanité, utile dans les plaines arides, les déserts, essentiellement nuisible dans les autres terres, où