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DES RACES PRIMITIVES DE LEUROPE OCCIDENTALE ET MÉRIDIONALE

Expliquer l’origine des familles humaines par l’histoire et la linguistique, c’est s’exposer à l’erreur.

Voici pourquoi.

Quand un peuple écrit son histoire, le temps et souvent l’espace l’ont placé hien loin de son origine. Il est alors composé d’éléments divers, ses traditions nationales sont altérées ; il lui est arrivé ce qui arrive chez l’homme parvenu à l’Age adulte : le souvenir de ses premières années a frappé son imagination plus que son esprit, et l’a incité à jeter sur son herceau une enveloppe à reflet hrillant mais trompeur.

Ainsi, les uns se prétendent nés d’Abraham, les autres d’Enée, ceux-ci de Japhet, ceux-là des jiierres lancées par Deucalion et Pyrrha : le plus grand nombre de quelque dieu ou demi-dieu, de Pluton, d’Hercule, d’Odin. Littéralement ces filiations sont fabuleuses, rationnellement elles offrent de l’intérêt au philosophe et'à riiistorien; car elles prennent pour eux la foi-me mytlnipie, et le mythe est la première manirestation historique de l’humanité.

V oici encore pourquoi.

Deux races, entièrement diliérentes, parlent quel-

l)l<:s RACKS PRLMITIVKS m L’EUROPE.

(jiK'lois \ii meme langue. Il suffit pour cela que l’une ait cHé soumise aux institutions de l’autre.

Exemple. Les Français et les Haïtiens ont la meme langue; dans quelques siècles d’iei, si un philologue découvre cette identité, il coneluraque ce sont là deux nations de la meme famille. Linguistiquement ce sera logique : en fait ce sera faux.

Meme faute de la part des philologues qui voient une communauté d’origine entre les peuples anciens de l’Europe, parce que les uns et les autres parlaient le celtique et vivaient sous les institutions druidiques. Le celtique constitué et le druidisme étaient l’œuvre de l’invasion kymrique. Cette invasion finit par imposer sa langue constituée et ses institutions à des nations qui, par le langage et les institutions, sont devenues Kymri({ucs, et qui cependant, dans les traits du visage, dans leurs aptitudes morales et physiques, sont restées Ihériennes.

Lorsque les religions ouïes conquêtes ont en elles un germe de supériorité, comme en possédait l’élément kymrique , elles produisent ce résultat absorbant. One d’hommes ont abandonné leur idiome national j)ourle grec elle latin! Combien envoyons- nous parler arabe et devenir Arabes sous l’influence du Coran! Dans cent ans d’ici, les Juifs de l’Algérie parleront le français. Seront-ils Français parce qu’ils auront nolt*e langue et nos usages? \on, s’ils ne se croisent j)as avec nous , ils demeureront fils de Jacob au fond et ne (iendronl de nous que raj)parence.

Pour éclaii’er la queslion des origines, il faut donc recourir à une science plus précise et .fondée sur la

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nature de J’objet qu’on examine. Cette science est la physiologie des races , ou, en d’autres termes, la connaissance de leurs caractères physiques et moraux.

Par la physiologie, on a constaté l’existence des êtres antédiluviens, leur genre , leurs espèces et leurs variétés ; par elle également on reconnaîtra l’origine des races humaines les plus mystérieuses. Par elle on classera un jour les populations aussi sûrement qu’on a classé les animaux et les plantes; l’histoire , la philologie, les annales , les inscriptions, les monuments des arts et de la religion seront des auxiliaires dans ces recherches.

Ici nous considérons ses indications comme des motifs de certitude , et ses décisions comme un critérium.

Les premiers habitants de l’Europe méridionale et occidentale appartiennnent à deux races bien distinctes.

V^oici leurs principaux caractères génériques.

RACE RLOXDE.

Tête orclinairemenl grosse, de forme allongée et souvent carrée.

Yeux bleus ou nuancés de bleu.

Cheveux, barbe et poils blonds, souvent rouges; mais sans albinisme.

Taille haute et peau blanche.

En amour, chasteté naturelle, penchant au sentiment plus qu’à la sensation.

RAGE RRUXE.

Tête ordinairement petite, de forme arrondie , très rarement carrée. Veux noirs ou bruns ou tirant sur ces couleurs. Cheveux , poils et barbe noirs, quelquefois rouges; mais alors il y a albinisme, état pathologique.

Taille moyenne et peau brune.

En amour ardeur des sens plus développée que le sentiment.

DES RACES PUBIITIVES DE L’EUROPE

race blonde.

Aptitude à se réunir en grandes assemblées, à se former en ligues, à prendre un système d’unité politique, à vivre sous la forme monarchique.

Aime le déplacement , les longs voyages, les expéditions aventureuses.

A commencé par l’état pastoral et nomade , s’est développée dans les plaines , sur les bords des grands fleuves, le long des grands cours d’eau, et sur les contrées qui possèdent des voies naturelles de communication.

En guerre , prétère la cavalerie à l’infanterie, l’attaque à la défense , les mouvements découverts aux embuscades, les batailles rangées aux petits combats.

Court impétueusement au-devant du danger.

Est expansive, gaie. Aime le bruit, les discours, les liqueurs fortes et la bombance. Est franclie et naïve.

.A l’esprit naturellement ouvert au doute, à l’examen, à la discussion. Est tolérante et tient à l’idée religieuse plutôt qu’à la forme.

Recherche les étrangers, les nouveautés , les améliorations.

Est inconstante, violente, em-

RACE BRL'XE.

Aversion pour tout système unitaire , pour les grandes assemblées ou^ ligues. Disposition particulière à vivre sous un état social par provinces.

Tient à la localité, répugne aux expéditions lointaines.

A commencé par l’état agricole et l’habitation fixe, s’est développée sur les montagnes , les îles et contrées qui manquent de voies naturelles de communication , s’est de tout temps livrée à l’exploitation des mines.

En guerre , préfère l’infiniterie à la cavalerie , la défense à l’attaque, les embuscades aux mouvements découverts, et les guérillas aux batailles rangées.

Attend le danger de pied ferme.

Est peu communicative. Est sobre, fourbe, et se tient sur la réserve.

Est crédule intolérante, portée au fanatisme ; tient à la forme religieuse plus qu’à l’idée, et rejette la discussion , le doute et l’examen.

Tient essentiellement aux anciens usages, éprouve de la répugnance à l’égard des étrangers.

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