RÉSUMÉ
La reconnaissance spéciale de la forêt exige qu’on en fasse d’abord le parcellaire.
Cette opération consiste à subdiviser chacun des cantons qu'elle comprend, en autant de portions distinctes et séparées qu’il y a de différences bien tranchées dans la composition et les conditions de végétation du peuplement.
Cette subdivision, subordonnée d’abord à l’âge des bois, à la nature des essences et à l’état de la végélation, est modifiée ensuite, s’il y a lieu, conformément aux dissemblances relatives au sol, à la situation, à l’exposition.
Il est impossible de fixer d’une manière précise
la limite minima au-dessous de laquelle la contenance d'une parcelle ne doit pas descendre; seulement il faut éviter, si la parcelle est couverte de bois, de lui donner une contenance plus petite que celle que devrait avoir une coupe annuelle.
Quand le parcellaire est terminé, on a soin de faire arpenter, lever et rapporter sur un plan toutes les parcelles qu’il a eu pour résultat d'établir. On donne à ces parcelles des signes distinctifs; on les désigne, par exemple, par des lettres afin de les reconnaître facilement, mais, comme on le verra plus tard, cette désignation n est que provisoire.
Enfin, on procède à la reconnaissance détaillée de chaque parcelle, reconnaissance qu'on ne saurait faire en même temps que le parcellaire, attendu qu’on a besoin, pour ne pas se tromper dans l’appréciation d’un peuplement, d’en connaître avant tout la contenance, et que ce renseignement n'existe pas encore au moment où le parcellaire s'effectue.
Un cahier spécial, dans lequel sont transcrits les résultats de cette reconnaissance, forme ce qu’on est convenu d’appeler le cahier de la description spéciale. "