‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 2)Chapitre 96 sur 121 · AMÉLIORATIONS RFLATIVES AU SOL · texte numérisé non relu

AMÉLIORATIONS RFLATIVES AU SOL

Dans l’agriculture proprement dite, on améliore le sol par divers moyens et principalement par les amendements et les engrais artificiels. En sylvicuiture, les amendements et les engrais doivent être le résultat de la culture elle-même; c’est l’humus qui les constitue. Les expériences, très-peu nombreuses d’ailleurs, qui ont été exécutées pour démontrer les avantages de l'introduction dans les forêts de substances minérales particulières, ne paraissent concluantes n1 au point de vue cultural ni au point de vue économique. On a essayé aussi de constater le bon effet des irrigations sur les bois, et on a obtenu de magnifiques résultats comme rapidité d’accroissement; mais on ne connaît pas l'influence de ces irrigations sur la qualité des arbres, et on n’a pas non plus établi la balance entre le profit et les frais de ce moyen arlificiel d'amélioration qui, dans tous les cas, ne sarait êlre praticable que très-exceptonnellement *.

Je pense donc qu’en ce qui concerne le sol, l’améhoration la plus recommandable est en définitive

4. E faudrait les multiplier. M. Chevandier a publié à ce sujet, sur l'effet des irrigations et d’autres poials impor'ants d'économie forestière, des mémoires lutéres:ants, que mes lecteurs connaissent sans doute.

l'assainissement. Tout le monde sait que dans les terrains trop humides, les arbres sont d’une qualité très-inférieure ; que les graines pourrissent et qu’en conséquence le repeuplement naturel ne se fait pas.

Dans les propositions qu’ils auront à présenter à ce sujet, les agents aménagistes indiqueront les cantons et les parcelles où des fossés d'assainissement seraient nécessaires, les dimensions et la direction qu'il conviendrait de donner à ces fossés, et enfin les dépenses approximatives qu’entraînerait leur exécution. |

ARTICLE II

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