ET DES ÉCLAIRGIES PÉRIODIQUES
En continuant mon étude sur la formation du plan d'exploitation dans les aménagements de forêts, je crois devoir prévenir que l'on tirerait peu de profit de ce que j'ai à dire sur les futaies, si Ton n'avait pas présents à la mémoire les principes et les consi- . dérations que j'ai développés, en traitant la même question' pour les taillis. Je serai en effet obligé, d'abord, pour éviter des redites fastidieuses, et ensuite pour mettre en relief les points essentiels et fondamentaux de l'opération qui va faire l'objet de ce chapitre, de sous-entendre beaucoup de points secondaires et beaucoup de détails qui ont été discutés dans le précédent.
Qu'on ne s'étonnne pas de cet averjissemenl ; si je me donne la peine d'écrire, ce n'est pas précisément pour Jj^s gens instruits, c'est pour ceux qui seraient embarrassés de donner une définition exacte
et complète des mots série, affectation, classe d'âge, parcelles, etc., et qui procèdent à un n)artelage sans
se soucier d'autre chose que dece qui se trouve dans Fenceinte de la coupe ; sans songer qu'entre cette coupe et le surplus de la forêt, il existe une solidarité dont ils devraient tenir ' compte ; sans se préoccuper enfin le moins du monde de subordonner leurs opérations à un plan d'ensemble, seul moyen pourtant de les faire c encourir va un même but.
Ces erreurs, profondément regrettables, seraient évidemment moins communes, si là notion du plan d'exploitation était plus répandue.
ARTICLE PREMIER
DBS BAISONS' CULTUHALES QUI S'OPPOSBRT A CE QUE l'on adopte, POUR LE TABLEAU DES EXPLOITATIONS DES FUTAIES, LE MÊME CADRB QUE POUR CELUI DBS TAILLIS.
Nous avons à régler la marche et la quotité des exploitations d'une futaie, dont la contenance est de 200 hectares, dont les parcelles sont toutes exploitables à 100 ans * ; nous avons sous les yeux le cahier de la description spéciale, et le plan topographique sur lequel chaque parcelle figure avec l'indication de •son étendue et de son âge; essayerons-nous, et suffi-
4. Ce chiffre de 400 ans n'a aucun^e signification pratique. li est évidemment trop faible pour la plupart des futaies, et on verra plus tard qu'il convient d'ailleurs d'adopter autant que possible pour la révolution un chiffre divisible par un grand nombre de facteurs. (Note de la t^ édition.)
rait-il, pour atteindre le but que nous nous proposons, de remplir un tableau semblable à celui que nous avons dressé pour le taillis simple et qui comprendrait, en conséquence, autant de colonnes qu'il y a d'années dans l'âge d'exploitabilité, ou, ce qui revient au même, dans la révolution?
Un semblable travail rencontrerait des difficultés mécaniques presque insurmontables , dans le grand nombre des colonnes entre lesquelles devrait se faire la répartition des parcelles ; mais il y a pour ne pas l'entreprendre une raison culturale péremptoire, raison qui consiste en ce que l'application de la méthode du réensemencement naturel et des éclaircies périodiques ne pourrait se concilier avec un plan dans lequel là contenance, l'emplacement et l'époque des coupes annuelles, seraient préalablement et invariablement fixés*
Admettons en effet que surmontant les difficultés mécaniques de la répartition des parcelles, on soit parvenu à classer ces dernières dans les cent colonnes du tableau d'exploitation ;: supposons que, la gradation des âges étant parfaitement régulière et les conditions de végétation uniformes, on ait trouvé une égale contenance pour le total de chaque colonne ; faisons abstraction des règles d'assiette.
Nous serait-il permis d'affirmer, en présencedecet état de choses, que le'plan d'exploitation ne laisse rien à désirer, et qu'il ne reste plus qu'à l'appliquer sur le tei'rain ?
Nous n'y serions nullement autorisés, et c'est ce