XXII PRÉFACE
puisées dans leur patriotisme et dans le sentiment de leurs devoirs professionnels. Aussi, tous les grands besoins de la vie sociale n'ontils pas cessé de jouir de la protection accoutumée. Il est vrai que de leur côté les populations ont montré une résignation et une sagesse qu'on ne saurait trop admirer ; mais l'anarchie n'en eût pas moins été inévitable, si cetfe multitude d'intérêts qui lient les citoyens à l'administration publique n'avaient pas reçu satisfaction.
Qu'on ne jette donc plus la pierre aux fonctionnaires publics. Essayer de les déconsidérer, c'est une injustice, c'est l'acte d'un mauvais citoyen. Au lieu de les amoindrir, qu'on cherche à les élever dans l'opinion des masses ignorantes et qui, parce qu'elles sont ignorantes, 'sont méfiantes. Qu'on cherche à les utiliser mieux qu'on ne l'a fait jusqu'à ce jour. Qu'on les épure, qu'on leur donne surtout, en améliorant leur position, la force de résister aux, défaillances. Il y a dans cette voie beaucoup à faire pour tous les services, mais surtout pour celui des forêts; car il laisse grandement à désirer sous le rapport des traitements, des attributions, de la hiérarchie et du contrôle.
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