CHOIX DU MODE D'EXPLOITATION
Ce choix ne saurait être douteux pour les essences qui sont privées de la propriété de repousser par la souche. Il est évident que le mode de la futaie est le seul qui leur soit applicable; mais les bois feuillus jouissent tous, à un degré plus ou moins grand, de la faculté de produire des rejets quand on les a çcoupés-par le pied; ils peuvent par conséquent: être exploités soit en taillis, soit en futaie; et suivant qu'ils seront exploités d’après l’un ou l’autre mode, leur exploitabilité devra être ou très-avancée ou très-
reculée.
4. Je ne tiendrai pas compte des drageons et des marcottes qui ne sont que des exceptions.
Les considérations d’après lesquelles on se guide, dans le choix du mode d’exploitation, sont comme toujours, en économie forestière, de deux sortes : culturales et économiques. :
Je vais comparer, à ces deux élite à de vue, le taillis simple à la futaie, et je m° ovuuperai ensuite du taillis composé. j |
N Acer, Du taillis simple et de la futaie au point de vue cultural.
M. Parade a parfaitement démontré, dans son examen comparé des trois principales méthodes d’exploitation, les inconvénients du taillis et les avantages de la futaie. Je ne veux pas refaire cet examen. Je me bornerai à mettre en relief les principales conséquences qui en découlent, et à les accompagner de quelques réflexions.
Ces conséquences se résument dans les quatre propositions suivantes :
1° La méthode de la futaie a pour résultat d’ aitéz liorer le sol; celle du taillis tend à le détériorer.
2° La méthode de la futaie permet de garantir la végétation contre les intempéries du climat: celle du laillis la livre sans défense à ces intempéries.
3° La méthode de la futaie est beaucoup plus Faye rable à la régénération que celle du taillis. ;
h° La méthode de la futaie favorise la croissance des sujets qui composent un massif; celle du taillis l’entrave. rt A
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