‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 4)Chapitre 45 sur 112 · Voir la note page · texte numérisé non relu

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qui lui a donné naissance. L'arbre qu’on coupe par le pied, et qui repousse, ne produit pas des êtres nouveaux, il continue de vivre. Après un certain nombre d’exploitations, sa vie s’éteignant, il ne donnera plus de rejets. Celui qui se régénère par la semence peut, au contraire, se régénérer ainsi éternellement. La futaie a donc sur le taillis un avantage considérable au point de vue de la perpétuation de l'espèce. |

D'un autre côté, quelque favorables que soient les conditions de régénération dans lesquelles un massif se trouve placé, cette régénération n'en est pas moins une crise très-chanceuse dont il importe de retarder autant que possible le retour. Une futaie, dans laquelle elle ne se présentera qu’une fois par siècle, sera bien préférable, à ce nouveau point de vue, à un taillis.

Enfin, c'est dans leur jeunesse qué les bois sont

le plus exposés à être envahis par les essences secondaires et les morts-bois. Dans les taillis, les dangers de cet envahissement sont beaucoup plus redoutables que dans les futaies ; non-seulement par le motif que je viens d'indiquer, c’est-à-dire à cause de la fréquence plus grande des époques de régénération; mais aussi parce que, quelque complet que soit un taillis à l’époque de son exploitabilité, il présente de nombreux vides aussitôt après son exploitation.

h° Influence du mode d'exploitation sur la croissance.

Pour qu'un massif végète dans les conditions les

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