‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 4)Chapitre 64 sur 112 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

. nous reproche, d’abord, d’avoir négligé de faire entrer les coupes claires dans l'hypothèse que nous avons admise, afin de moñtrer comment on pouvait arriver à apprécier la durée de la période et l'étendue de l'affectation correspondante.

On nous prouve en même temps qu’en tenant compte de la coupe claire, et en supposant qu’elle ait lieu précisément au milieu de l'intervalle de temps qui sépare la coupe d’ensemence-

On ne pourrait, par exemple , affirmer que, telle année, telle parcelle aura besoin d’être éclaircie ,

ment de la coupe définitive, la durée de la période nécessaire pour compléter la régénération de l'affectation correspondante, devient égale à cet intervalle multiplié par 4,5.

Cette dernière proposition est patiteilièné exacte, lorsque la coupe claire égale en importance la coupe d’ensemencement ou la coupe définitive, et qu'elle intervient en outre précisément au milieu de l’intervalle de temps qui les sépare.

Mais si la coupe claire est plus rapprochée de la coupe définitivetque de la coupe d’ensemencement, si elle est moins productive, si elle se fait en plusieurs fois, dans chacun de ces cas elle peut et doit même avoir pour effet de retarder le délai indispensable pour compléter la régénération He coupés formant l’étendue de l'affectation.

En conséquence, si l’on ne considère que le nombre des exploitations à faire sur un point donné, pour en effectuer le repeuplemént naturel, on a raison de regarder notre démonstration comme incomplète; mais si l’on nous accorde que la coupe d’ensemencement et la coupe définitive sont celles ‘dont l’importance et l'écart sont le plus faciles à apprécier, et exercent, en outre, le plus d'influence sur le témps que réclame là régénération complète d'un certain nombre de coupes envisagées dans leur ensemble, on s’expliquera que, pour ne pas compliquer notre démonstration, nous l’ayons dégagée des éléments secondaires et variables qui préoccupent notre “pda Sat |

-‘Répondons aux autres critiques :

Lorsque nous avons dit qu’il fallait restreindre autant tré possible la durée de la période, afin de ne pas être exposé à exploiter des bois trop éloignés d’avoir atteint l'âge d” exploitabilité, nous sommes partis de celte supposition que les agents chargés de l'exécution de l'aménagement auraient le droit et pourraient même être forcés de se mouvoir, pour l’assietté des coupes

annuelles, dans toute l'étendue de l'affectation périodique.

© Si l'on admettait, au contraire, comme semble le vouloir notre correspondant, que l'on pût assujéttir cette assiette à une marche précise, au moyen d’un plan spécial d'exploitition, les périodes

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puisqu'on ne sait pas à quelle époque elle sera régénr mais on pour ram qu'elle aura rimes de

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ca aus plus de raison d’être; car, onnpetiiiins sont motivées que par l'impossibilité de concilier l'assiette fixe des coupes annuelles avec les exigences de la régénération. ” “On voit donc que le seul avantage des périodes ne consiste pas à faciliter la recherche de la possibilité. en diminuant les chances d'erreur inhérentes aux calculs d'accroissement. Si c'était à leur seul avantage, comme il serait d’autant plus grand quel les périodes seraient plus courtes, on devrait logiquement ne leur donnér qu’un an de durée.

-Mais, cela posé, il est évident que si. l'où veut sorte la latitude Jaissée, aux agents d'exécution, pour l'assiette des coupes, ‘dans les limites strictement convenables, il faut que les périodes dé la révolution soient égales entre elles, car, sans cela, il v *Péiomnit qui seraient nécessairement ou trap longues ou trop

Supposons, avec notre contradicteur, qu’une forêt ait été partagée en cinq parties, savoir : la première de 40 hectares, la deuxième de 42, la troisième de 15, la quatrième de 18, la cinquième. de,,45; et que chacune d'elles ait été affectée à une

d’une durée égale au nombre d'hectares qu’elle contient :

ny aurait-il pas de grands inconvénients à laisser pendant quarante ans, et pour une affectation qui comprendrait presque moitié de la forêt, l'assiette des coupes annuelles subordonnée à l’appréciation, au bon plaisir, à l'arbitraire des agents d'exécution; et; s’il n’est pas possible de fixer l'imp ortance, l'emplacement et” Vordre des quarante coupes à faire dans cette affectation, ne pourrait-on déterminer ces différents points pour un nombre de coupes, prises en bloc, inférieur à quarante? L'affirmative n’est pas contestable, et comme il conviënt que tout ce qui peut être fixé le soit, et qu'on ne s’écärte” de la possibilité par contenance que dans la mesure que comportent les exigences de la culture, il est certain que l’on ferait une grande faute si F on ne diminuait pas la durée de la première ‘période.

Mais si cette période doit être considérée comme trop longue, celle de douze ans séra probablement trop courte, en ce sens

l’être dans la période qui suivra celle de’sa régénération; en sorte que, lorsque les affectations sont constituées, lorsqu'on est fixé sur la période dans laquelle une parcelle devra être obligatoirement régénérée, il devient aisé de se fixef également sur les périodes dans lesquelles elle devra être ultérieurement éclaircie.

On voit combien la division de la révolution en périodes et le partage de la forêt en affectations correspondantes, sont de nature à faciliter les opérations culturales à faire dans la forêt que l’on se propose d'aménager. Ce règlement n’est, toutefois, qu’un acheminement au but de l’aménagement; 4} ne saurait, quelque bien établi qu'il fût d’ailleurs, constituer à lui seul le plan d’exploitation; il n’en est que la charpente, le. canevas ; il remplit dans l’aménagement un rôle analogue à celui de la triangulation dans la géodésie, et de même que la triangulation est faite pour faciliter les levés de détail, de même

qu’elle ne permettra pas, quelle que soit d’ailleurs l’habileté qu’on y apporte, de régénérer dans un aussi court délai les 42 hectares composant l’affectation, et que, bien avant d'arriver à l'expiration de la période, on se verra dans la nécessité d'anticiper sur l’affectation voisine. :

On nous dit, il est vrai, que quelle que soit la durée de la période, il est impossible d'éviter que l’on entame avant son expiration l'affectation contiguë. Nous n’admettons pas d’une manière absolue cette impossibilité. Sans doute, les anticipations dont il est question sont difficiles à éviter; mais c’est une raison de plus pour ne négliger aucune des précautions nécessaires afin d'en diminuer au moins les inconvénients.

Si l’on abandonne ce principe, on tombe dans l’empirisme.

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