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DO PLAN d'exploitation. 273
Comine nous avons supposé que Tétai de la forêt permettait de fixer dès à présent et d'une manière définitive Tordre des exploitations, en totalisant les contenances portées dans les colonnes du tableau, on devra trouver pour chaque période une étendue égale à la contenance totale de la forêt.
ARTICLE IJL
ràGLBllB?IT DBS EXPLOITATIOKS ANNDBIXB8.
Coupes frineipales. — Si la forêt à aménager pouvait être exploitée à blanc étoc; s'il était permis de compter sur la régénération naturelle, malgré Tabatage, en une fois, de tolis les arbres existants sur une contenance donnée ; ou bien , si Ton trouvait économique de remplacer le repeuplement naturel par un repeuplement artificiel, et que celui-ci n'eût bescnn, pour réussir, d'aucun abri, le règlement des exploitations annuelles s'effectuerait en partageant chaque affectation en vingt parties, ayant des contenances égales ou inversement proportionnelles à leur fertilité. On suivrait, pour la division de chaque affectation en coupes annuelles, les mêmes règles que pour l'aménagement d'un taillis.
Mais, je Tai dit, la nécessité de n'exploiter qu'en plusieurs fois les arbres existants sur un point donné, afin d'en assurer la régénération naturelle, s'oppose à Tadoplion de cette manière toute simple de procéder ;
274 D0 PIAN d'exploitation.
el c'est ici que raménagement des fiitaies exige àes opérations qui n'ont aucune analogie avec celles que comporte ramenagerafent des taillis.
Jusqu'à présent, tous nos efforts ont tendu, dans noire étude sur raménagement, à lyaser les exploitations sur la contenance, à cause de la simplicité, de la rapidité et de la sûreté que cette méthode est de nature à imprimer à Tassiette des coupes. Nous sommes forcés maintenant de recourir à une autre base, car nous essayerions vainement de concilier la possibilité par contenance avec les exigences dii rapport soutenu et de la régénération naturelle. On Ta tenté ee^iendant, ef il paraît qu'on y a presque rétisiÂ(l); mtais, sans nul doute, cette expérience a eu lieu dans des conditions tout à fait exceptionnelles, et Ton ne saurait s^e» prévaloir quand il s'agit de poserdcsrèglesd'tineapplicatioïi générale. On conçoit, par exemple, que dans uii-e futaie de hêtres, reposant sur un sot sifrbstantiel, dans mn climat tempéré, croissant enjfin Jans des eonditions farorables à la fcrtiKié des arbrus de cette essewce el à la germination des semences , on précise , sans s^exposer à de trop grands mécomptes, les époques auxquelles devront avoir Keuv sur un point donné, les coupes de régénération. Le îenne plant de bétre résiste longtemps sous le couvert. Les dernières éclaircies, pour peu qu'elles soient fortes > seront suivies, dans la lorêt supposée.
(i) Voir les Annales de f848, p. t3».
DIT PLAN d'exploitation. 275
d'un repeuplement naturel qu'on trouvera en bon état, qu'on pourra utiliser , lorsque arrivera le moment de procéder aux coupes principales ; et que ces dernières soient faites un peu plus tôt ou un peu plus tard, en une ou plusieurs fois, cela n'aura pas beaucoup d'importance pour la régénération , qui sera déjà un fait accompli. Mais supposons une autre essence, le cbêne par exemple, un climat plus rude, un sol moins fertile, et le repeuplement sera exposé à des éventualités qui ne permettront pas aux exploitations annuelles de suivre une marche régulière.
Il y a deux choses qui ne sauraient être prévues longtemps à l'avance et d'une manière précise, dans l'application de la méthode du réensemencement naturel : c'est d'abord l'assiette des coupes; c'est ensuite le nombre d'arbres à enlever dans chacune de ces coupes.
Un écrivain fort distingué, auquel le recueil des Annales forestières doit des communications très-intéressantes, a essayé de prouver que la possibilité par contenance pouvait se concilier avec l'incertitude de l'assiette des coupes (1). Mais, pour cela, il a été obligé d'admettre qu'il était possible de se fixer sur le nombre des arbres à enlever dans chacune des trois coupes de régénération. Ce nombre étant, par exemple, d'un tiers des arbres sur pied pour chacune d'elles, et la période étant de vingt ans, au lieu d'exploiter chaque année ,
(1) Voir les Annale» forestières du mois de seplembre 1847.
276 DU PLAN d'exploitation,
en coupe rase, un vingtième de l'affectation des bois exploitables, on exploiterait les trois vingtièmes, partie ici, partie là« en coupe d'ensemencement, en coupe claire ou en coupe définitive , selon l'état des peuplements. S'il était admis que chacune des deux premières coupes dût prendre un quart des arbres sur pied, et la coupe définitive, le surplus, chaque hectare exploité, soit en coupe d'ensemencement, soit en coupe claire, serait considéré comme représentant un quart de la possibilité^ et chaque hectare exploité en coupe définitive comme en représentant la moitié. Pour compléter la possibililé, on aurait donc, chaque année, à parcourir une étendue telle que, multipliée, selon la nature de la coupe, d'ensemencement, secondaire ou définitive, par le facteur 0,5 ou 0,25, elle reproduisit un nombre d'hectares égal au vingtième de l'affectation. Tel est le moyen imaginé pour échapper aux prétendus inconvénients de la méthode d'exploitation basée sur la possibilité par volume. Ce moyen a été repoussé par des raisons très-catégoriques dans un article qui n'est pas signé, mais dont il est facile de deviner Fauteur; car il est fait ex professo. Je renvoie à ce remarquable travail ceux de mes lecteurs qui auraient le désir de se rendre compte de tous les motifs qui rendent inapplicable au traitement des futaies, \sl possibilité par contenance (1). Je me bornerai à faire observer ici que
(i) Voir les .annales forestières du mois de décembre 1847.
DU PL^ d'exploitation. 277
l'expédient inventé pour démontrer le contraire, serait de nature, lors même qu'il ne s'appuierait pas sur une hypothèse inadmissible, à enlever a cette possibilité son principal mérite.
On ne saurait fixer pour un peuplement quelconque, le nombre d'arbres qu'il sera nécessaire ou utile de faire tomber dans chacune des coupes de régénération ; et, pour s'en convaincre, il n'est pas nécessaire de recourir à des preuves tirées de la variabilité des conditions dans lesquelles peut se trouver un massif, et des accidents imprévus auxquels la végétation est exposée. Il suffit de considérer qu'en réalité, si l'on en excepte la coupe définitive, les coupes de régénération, quelque faible que soit leur étendue, ont bien rarement un caractère tranché qui permette de les classer, soit dans la catégorie des coupes d'ensemencement, soit dans la catégorie des coupes claires. Elles participent presque toujours des deux : les unes ne sont que la continuation des autres, et on poursuit une chimère, quand on veut délimiter chacune de ces coupes, en préciser l'assiette et par conséquent la contenance.
Mais admettons l'hypothèse.
Je dis qu'en adoptant, pour les futaies, la possibililé par contenance, on ne réaliserait aucun des avantages qui la rendent recommandable pour les taillis.
Ces avantages consistent, on le sait, dans la régularité, la simplicité , la promptitude, la sûreté des opérations.
La régularité : il faudrait y renoncer, puisque l'as-
27$ DU PLAN d'exploitation.
siette des coupes ne sulyrait plus aucune marche certaine.
La simplicité : on ne pourrait point l'obtenir, puisque rétendue à donner aux coupes annuelles devrait changer suivant la nature même de ces coupes, et qu'il serait nécessaire, sans parler de la difficulté de fixer la ligno précise de démarcation entre deux coupes différentes, de procéder à des arpentages multipliés.
La promptitude et la sûreté : il est aisé de prévoir ce qu'elles deviendraient en présence des incertitudes, des tâtonnements, des difficultés d'appréciation et des travaux géodésiques que je viens de signaler.
Il faut donc absolument trouver une autre base que la contenance pour régler les exploitations annuelles , dans une futaie exploitée par la méthode du réensemencement. Cherchons-la.
Si la foret dans laquelle nous avons à faire cette découverte, forêt exploitable dans une révolution de 100 ans, se composait de 100 peuplements ne différant que par l'âge, occupant d'ailleurs d'égales contenances, composés des mêmes essences, végétant dans les mêmes conditions; si l'on pouvait ajouter au matériel existant, celui que chaque peuplement serait susceptible d'acquérir; n'est-il pas vrai qu'en divisant par 100 le volume total fourni par cette addition, on aurait pour quotient, la quantité de bois dont la forêt s'accroîtrait annuellement , et , par conséquent , celle qu'on pourrait prendre chaque année et perpétuellement, sans altérer sa puissance productive, en ayant soin toutefois
DU PLAN d'exploitation- 27J
àe ne jamais abattm que les arbres les plus yieux?
L'affirmative est étideate.
Le Yolume peut, en conséquence, servir de meeure aux exploitations annuelles , et, au lieu d'exprimer la fosêibiUté en hectares, on peut Texprimer en mètres cubes.
C'est exclusivement $ur celte base du yolume qu'ont été fondés les premiers aménagements de futaies, lorsque l'ancienne et vicieuse méthode à tire et aire a été abandonnée.
Après avoir formé les afiEectations en classant les parcelles dans les différentes périodes, d'après les conve*nanœs de leur âge d'abord, et très-secondairement des règles d'assiette, on procédait à la recherdie du matériel exploitable dans tout le cours de la révolution , et à cet effet, après avoir déterminé par des comptages individuels ou des places d'essai , le volume actuel de chaque parcelle, on calculait par les moyens plus ou moins surs qu'indique la dendrométrie, le voJume dont elle étaii susceptible de s'accroitie avant d'arriver en tour d'exploitation ; mais comme on ne pouvait fixer d'avance, d'une manière certaine, l'année mêcne de l'exploitation, on établissait les calculs comme si toutes les parcelles comprises dans une affectation, étaient destinées à être exploitées au milieu de la période correspondante (1).
(i) Supposons un produit que aurait pour acoroissement annuel l'unité, qui serait dès lors i la première année d'une période «t 20 la
280 DV PLAN d'exploitation.
Le volume total exploitable dans le cours de la révolution étant ainsi établi , il fallait voir s'il se parta^ geait par portions égales entre les diverses périodes : dans Taffirmative , il n'y avait aucune modification à y apporter, et en le divisant par le nombre d'années de la révolution, on obtenait le chiffre de la possibilité annuelle. Dans la négative , on procédait à Tégalisation des produits périodiques par des transpositions faites conformément aux règles connues, et en tenant compte surtout de Taccroissement ou de la diminution des produits transportés d'une période dans une autre, attendu qu'ils devaient nécessairement augmenter de tout Tac^ croissetnent que prennent les bois dont l'eiploitation est retardée , ou diminuer de celui qu'ils ne peuvent prendre, lorsque leur exploitation est avancée.
Quand on avait effectué de cette manière, l'égalisation des produits périodiques, et modifié en conséquence le volume exploitable dans le cours de la révolution, on obtenait le chiffre de là possibilité annuelle^ en divisant ce volume comme on vient de le dire cidessus, par le nombre d'années compris dans la révolution.
deroière, le produit par année moyenne serait alors 10, parce que tous les termes d'une progression ariihmétique dont le premier terme est 1 et la raison 1 donnent pour la somme des vingt premiers termes 2 1 0, dont le yingtième, pour produit annuel, est 10 l/2 ou, en nombres ronds, 10 , moyenne arithmétique des vingt nombres inégaux qui représentent les produits successifs supposés de la série des vingt produits annuels de la période.
DU PLAN d'exploitation. 281
Tel est en quelques mots, mais dans son objet prin* cipal et caractéristique» le système qui a été mis en vigueur, lorsque la possibililé par contenance ayant été reconnue vicieuse et inapplicable aux futaies , on a cherché à y substituer celle par volume.
Mes lecteurs n*ont certainement pas besoin que je leuf signale les vices de ce système, car les observations que j'aurais à faire à cet égard seraient la reproduction textuelle de celles que j*ai développées à l'occasion des divers procédés mis en usage pour assurer le rapport soutenu. J'ai surabondamment démontré que celui de ces procédés qui est basé sur la production effective des parcelles, et qui a, par conséquent, pour résultat de délermineTlapossibilUé^ n'avaitaucune valeur pratique, à cause des incertitudes inhérentes au calcul de l'accroissement futur, pour les massifs éloignés de l'époque de leur exploitation, et des erreurs monstrueuses dans lesquelles on est exposé à tomber en entreprenant un semblable travail.
L'engouement pour la pom&ilt^^ par volume, calculée pour toute la durée de la révolution, a pourtant été général à un certain moment, et tous les agents forestiers n'en sont même pas encore dégagés. C'est un grand malheur; car, quelle que soit l'habileté de l'opérateur, quelques soins qu'il prenne pour assurer le succès de ses travaux, il ne peut aboutir qu'à des déceptions. L'aménagement de la forêt de Ribeauvillé, exécuté en 1835 par les élèves de TÉcole Forestière, sous la direction du regrettable M. de Salomon, un de
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nos praticiens les plus exercés, Ta bien prouvé : les comptages et calculs effectués dans celte circonstance donnèrent des résultats qu'une expérience de quelques années a déjà contredits.
Mais si la détermination de la fosMilité annuelle, pour toute la durée de la réYoluiion, renferme de grands dangers, lors même qu'elle est faite conibrmé«ment à toutes les règles et à toutes les précautions qu'enseigne la science, il est aisé de prévoir qu'elle devient la plus inutile et, disons le mot, la plus absurde des opérations, lorsqu'on néglige, comme on l'a fait trop souvent, ces règles et ces précautions. Il n'y a pas de méthode d'aménagement qui dispense, par exemple, de la formation d'un plan d'exploitation, c'est-à-dire de l'obligation de fixer dans des limites aussi étroites que possible, l'assiette et l'époque des coupes. Pour calculer dans la méthode, exclusivement basée sur le volume, l'accroissement futur, il faut évidemment être fixé préalablement sur l'époque à laquelle une parcelle quelconque arrivera en tour d'exploitation ; il faut un plan d'exploitation, un tableau des affectations. C est là cependant ce dont beaucoup d'agents ne paraissent passe douter. Il fut un moment, et il n'est pas éloigné de nous, où presque de toutes parts,, les agents forestiers se livraient à des dénombrements, à des cubages et à des appréciations de volumes futurs, sans réfléchir que ces travaux ne pouvaient aboutir à aucun résultat utile, dès qu'ils n'étaient pas fondés sur un parcellaire et un plan d'exploitation. C'est ainsi
DU PLAN d'exploitation. 283
qu'on a gaspillé et qu'on gaspille encore, je le crains, beaucoup de temps.
Pour mettre un terme à ces déplorables errements, il serait à désirer qu'en attendant qu'elle put publier une instruction sur les aménagements, Tadministration défendît expressément de procéder à aucun inventaire sans son autorisation.
Reprenons la question du règlement des exploitations annuelles.
Les combinaisons difficiles, longues et compliquées, auxquelles on a eu recours dans l'aménagement des futaies^ lorsqu'on a renoncé aux exploitations faites exclusivement par contenance, n'étaient pas, comme je l'ai montré, propres à remédier aux inconvénients de l'ancienne méthode ; car si elles en supprimaient quelques-uns» elles en provoquaient d'autres non moins graves; et l'on peut dire que si, en théorie pure, elles apportaient un progrès à la science, en pratique, elles n'en réalisaient aucun. C'était un progrès réel que de substituer la possibilité par volume à celle par contenance ; mais on le compromettait en prétendant pousser l'application de ce principe au delà des bornes posées par la nature aux prévisions humaines.
Qu'y avait-il donc à foire pour retirer de l'adoption de la possibilité par volume les avantages qu'elle offre, sans s'exposer aux inconvénients qu'elle pourrait entrdner?
Il y avait à ne l'appliquer que dans les limites d'une absolue nécessité.
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Ainsi, il n'est pas absolument nécessaire» les affectations étant formées, d'établir une règle pour les exploitations annuelles de celles qui correspondent aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième périodes, mais il est absolument nécessaire de l'établir pour l'affectation des bois exploitables.
Ramené à ces termes, le règlement des coupes annuelles ne souffre plus aucune difficulté, aucune complication, aucune incertitude.
On évalue le matériel exploitable ;
On ajoute à ce matériel le volume dont il serait susceptible de s'accroître dans un temps égal à la moitié de la période ;
On divise le total par le nombre d'années de cette période, pour avoir la quotité des exploitations annuelles.
Le seul élément qui, dans ces calculs, puisse exposer à des erreurs, est l'accroissement futur ; mais comme il s'agit de bois parvenus à la phase stationnai re de la végétation; que leur accroissement ne s'évalue, d'un autre côté, que pour un petit nombre d'années, on peut affirmer qu'on ne saurait commettre une erreur sensible, soit qu'on prenne pour mesure de cet accroissement l'accroissement moyen des dix dernières années, soit qu'on le suppose égal à l'accroissement moyen annuel des massifs. Je n'insisterai pas sur ce point qu'il appartient à la dendrométrie de développer; je ne m'arrêterai pas non plus aux procédés de cubage à employer pour déterminer le volume des bois sur pied. Je me bornerai à recommander de déterminer ce volume
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en mètres cubes, en grume, non-seulement pour la tige, mais pour les branches, sauf à le décomposer ensuite en marchandises, d'après les habitudes du commerce.
Toutes les possibilités devraient être exprimées de la même manière , par la même mesure ', le mètre cube en grume qui est la seule précise ; et c'est une chose bien fâcheuse , qui occasionne beaucoup d'erreurs et , dans tous les cas , met du désordre . dans la comptabilité forestière, que ce défaut d'unité qui existe actuellement dans la manière d'exprimer ces po«sibililés. Tel agent, en se servant du mètre cube, entend parler du mètre cube équarri au cinquième, tel autre du mètre cube équarri au quart, tel autre encore du mètre cube en grume. Les uns calculent la possibilité en mètres cubes, en stères et en fagots, les autres en stères seulement et en bourrées, etc., etc. Il ne serait pas moins raisonnable de la calculer en planches, en échalas, en merrain. Se le répète, il n'y a qu'une bonne manière de la formuler : c'est en mètres cubes en grume.
Coupes d'amélioration. — Les nettoiements et les éclaircies sont des opérations dont le produit immédiat est tout à fait secondaire , et dont le résultat pour l'amélioration des massifs est l'objet essentiel. Les principes rigoureux voudraient qu'elles fussent exclusivement subordonnées aux exigences de la végétation, et qu'en conséquence on ne les assujettît à aucune mesure préalable de temps, de contenance ou de volume ; mais cet affranchissement complet de toute
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règle ne pourFait guère se concilier avec Tordre et la régularité qu'il importe d'introduire dans de vastes exploitations dont les gérants se renouvellent {réquemment.
Qu'un petit propriétaire ne s'impose aucune règle, pour les éclaircies à faire dans sa forêt, on le comprend et on l'approuve, parce que son œil est ouvert ou peut Vêtre sur tous les points où de pareilles améliorations seraient appelées par l'état du peuplement; mais dans les forêts domaniales , si les éclaircies n'étaient l'objet d'aucune prescription , il en résulterait inévitablement qu'on négligerait souvent de les entreprendre, parce que les chefs de cantonnement en ignoreraient l'urgence.
Il est donc utile que les coupes de l'espèce soient prévues et prescrites, et par suite soumises à un règlement, et il ne reste plus qu'à chercher celui qui s'accorde le mieux avec les conditions auxquelles elles doivent satisfaire.
Ce règlement ne saurait être basé sur le volume ; en effet, pour fixer ce volume, toute base d'appréciation manque absolument. Étant donné un massif à nettoyer ou à éclaircir dans une certaine période de temps, il n'existe aucun moyen de savoir ce que produiront ces opérations , et il serait d'un autre côté très-dange^ reux d'imposer à ce sujet un chiffre quelconque aux agents locaux ; car cç serait détourner leur esprit du but essentiel de leurs opérations et les exposer à sacrifier dans l'intérêt d'un produit immédiat, dont ils ne
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doWeiït pas du tout se préoccuper, Tintérêt de la conservation et de Tamélioration des massifs.
Un règlement basé sur retendue n offre pas les mêmes dangers : sans doute , U arrivera que la contenance à prendre sera tantôt moins grande, tantôt plus grande qu'il ne faudrait rigoureusement, parce qu'il n'est pas admissible» quelle que soit la régularité du peuple*ïnent, qu'il ait besoin, chaque année, d'être éclaircî ou nettoyé par portions égales ; mais, pour les éclair* cies notamment» ce n'est pas une ou même plusieurs années de retard , qui peuvent compromettre sérieuse; ment l'avenir d'un massif. L'essentiel est que, dans la contenance désignée pour être éclaircie, les agents aient la faculté de ne prendre que ce qu'ils jugeront convenable.
Ces principes n'ont pas toujours été pratiqués. Dans l'application de la méthode d'après laquelle on calculait la possibilité y par volume et pour toute la durée de la révolution, le produit des éclaircies périodiques entrait dans cette posMiliiéy ce qui ne constituait pas la moindre cause des complications et des incertitudes de l'opération i car s'il est difficile de calculer TaccrcÂssement futur des bois , lorsqu'ils. sont éloignés de l'âge d'exploitabilité, il ne l'est pas moins d'apprécier ce qu'ils pourront donner dans les éclaircies succesr sives qu'ils auront à subir.
Toutefois, on comprend, au moins en théorie, que les forestiers qui n'avaient pas reculé devant les calculs d'accroissement pour les jeunes bois, aient osé aborder
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aussi révaluation du produit probable des éclaircies; mais ce que Ton ne comprend pas, et ce qui est pourtant, c'est que des agents qui avaient repoussé le calcul de la possibilité par volume des coupes principales, pour toute la durée de la révolution, aient cru possible et utile d'appliquer aux éclaircies celte même possibilité. On a vu des projets dans lesquels toutes les éclaircies, celles même des plus jeunes bois, figuraient dans la possibilité par volume. On en a vu surtout beaucoup où les éclaircies de l'affectation correspondant à la deuxième période, étaient réglées d'après cette base. On se décide- évidemment avec peine à laisser dans l'incertitude, dans l'obscurité, le produit matériel souvent considérable des opérations de l'espèce, et pourtant c'est un sacrifice nécessaire, si l'on veut mettre chaque chose à sa place et subordonner les faits aux principes.
En conséquence, il convient de régler, par contenance, les coupes d'amélioration dans les futaies. Si donc les périodes sont de 20 ans, et s'il y a lieu de n'éclaircir le peuplement qu'une fois dans ce laps de temps, chaque affectation sera partagée en 20 parties égales, pour être nettoyées ou éclaircies successivement dans les 20 années de la période correspondante. S'il était utile de répéter les éclaircies plus souvent, tous les 10 ans, par exemple, chaque affectation serait partagée en 10 parties, pour être éclaircies successivement, deux fois chacune, dans les 20 années de la période correspondante.
DO PLAN d'exploitation. 289
D'après les indications qui précèdent, pour former le tableau des exploitations annuelles, nous n'aurons qu'à supprimer, dans le plan d'exploitation par période, les colonnes relatives aux 2% 3*, *• et 5* périodes, et à substituer dans celle de la 1", aux contenances des parcelles à exploiter en coupes principales, les volumes desdites parcelles ; puis, en totalisant les colonnes et en divisant chaque total par 20, nous aurons la possibilité, tant par volume, pour les coupes principales, que par contenance, pour les coupes d'amélioration^ à exploiter dans le cours de la 1" période.
Voir le tableau ci-contre :
DU PLAN d'exploitation.
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