S ïJC'r
■ s <«-i en
fl S •" -
—un
c- «B oj a*
— «lill
306 DU PLAN D'exploitation.
Ce tableau complète les renseignements dont on pourrait avoir besoin pour régler la marche des exploitations dans Thypothèse qui nous occupe. Toutefois, j'ai encore à présenter quelques observations sur ce sujet important.
Nos forêts, quels que soient les soins et Tintelligence avec lesquels on les a traitées dans ces derniers temps, comprennent rarement des peuplements parfaitement homogènes; on y trouve presque toujours et presque partout de vieux arbres qu'il convient d'enlever dans un délai plus ou moins rapproché. Suffira-t-il qu'une parcelle renferme de ces vieux arbres pour qu'on la classe dans la colonne des produits extraordinaires? — Non, et voici sur le parti à prendre, sur le moyen de lever les doutes qui pourraient s'élever à cet égard, la règle que je crois bonne à suivre.
Si les vieux arbres en question ne sont pas nécessaires au maintien du massif; s'ils sont dans un état qui constitue une coupe de régénération, une coupe secondaire ou une coupe définitive ; s'il est manifeste qu'il faudra les enlever tous dans un certain délai, ne dépassant pas la durée d'une période ; on les classera dans les produits extraordinaires de la futaie^ parce qu'ils pourront être compris dans la possibilité par volume, laquelle, nous l'avons vu, ne peut s'appliquer qu'à ces produits; mais s'ils sont épars, de différents âges, s'ils ne constituent pas un peuplement parfaitement distinct et indépendant des massifs qui l'environnent; si l'on ne peut, en un mot, préciser le délai dans lequel il
DtJ PLAN D'EXPLOITATION. 307
«st utile de les faire disparaître, on laissera aux tîoupes d'amélioration dont je vais parler tout à rheure, le soin de les entevet en temps opportun.
Je ferai observer de même, en ce qui concerne les eoupes extraordinaires de taillis, qu'il serait sans utilité réelle de leur ouvrir une colonne spéciale, si elles ne devaient formerque de rares et insignifiantes exceptions. Dans ce cas, on les comprendrait parmi les coupes ^'amélioration, s«uf à rappeler par une simple remarque, l'attention sur la manière de les exploiter, pour les conduire jusqu'à la période de régénération.
Il faut enfin se mettre à la place des agents qui auront à appliquer l'aménagement, de ceux qui auront à le contrôler, et ne multiplier les colonnes qu'autant que cela est nécessaire pour Tintelligence du plan d'exploitation.
Des modiOcaiioDS que le rapport soutenu pourrait faire apporter au tableau des coupes principales.
Dans quels cas et dans quelle mesure les exigences du rapport soutenu , doivent-elles faire modifier le tableau des exploitations par période?
On comprend bien que les affectations ayant élé formées dans l'hypothèse de l'état normal, le rapport soutenu est compromis dès qu'on est amené à régénérer des parcelles, soit avant, soit après l'époque à laquelle raffectation dont elles font partie, arrivera- en
308 DU PLAN d'exploitation.
tour d'exploitation ; de sorte que, en additionnant dans le tableau provisoire, les contenances affectées à chaque période, on ne trouvera probablement pas toujours le même total.
Doit-on essayer de remédier à cette inégalité par des remaniements, par de nouveaux transferts plus ou moins considérables, et qui ne seraient motivés que par des circonstances temporaires ?
Telle est la question qu'on peut se poser, et sur laquelle je vais donner mon avis.
En principe général, qui souffre peu d'exceptions, le rapport soutenu, dans la formation du tableau pro* visoire d'exploitation , est une chose dont on ne doit pas se préoccuper; car on ne le pourrait qu'en portant atteinte d'abord aux principes que nous avons adoptés relativement au cas qu'il convient de faire des circonstances accidentelles qui intéressent ledit rapport, et ensuite à deux résultats également recommandables et qui consistent : le premier, dans l'établissement le plus prompt possible de l'état normal ; le deuxième, dans l'exploitation des massifs à l'âge de leur exploitabilité, résultats que toutes nos combinaisons, jusqu'à ce moment, ont eu pour but d'atteindre et qu'il est grave de sacrifier en même temps.
Voyons, d'ailleurs, quelles sont les périodes pour lesquelles il y aurait peut-être quelque utilité à modifier de nouveau, en vue du rapport soutenu, le plan d'exploitation.
Est-ce pour la dernière ?
DU PLAN d'exploitation. 309
Non ; car si on a observé les règles que nous ayons posées, on y aura classé les vides, les jeunes fourrés et gaulis et les vieux bois, sous condition d'exploiter ces derniers dans la première période; or, quelque grands que soient les vides ou l'étendue occupée par les vieux massifs, si la régénération a lieu immédiatement, la classe d*âge pourra être considérée comme normale, et lorsque l'affectation arrivera, à la fin de la révolution, en tour d'exploitation principale, son .rendement le sera également ; c'est là tout ce qu'on peut lui demander; lui demander davantage, adopter des combinaisons qui permettraient d'en obtenir plus que la pos* sibilité normale, serait évidemment contraire à tous les principes d'exploitabilité et de bonne économie.
La dernière période est donc désintéressée dans la question, et en vérité, ce ne sont guère que les trois premières, qui pourraient avoir besoin qu'on modifiât leur contingent par un remaniement des coupes extraordinaires. Raisonnons donc sur ces trois périodes.
On peut supposer, soit un déficit, soit un excédant dans la première période par rapport aux deux autres.
Le déficit est peu probable, attendu qu'une des règles à suivre dans la formation du plan provisoire, est de rejeter dans la première période tous les bois exploitables de la dernière et même de Tavant-demière affectation, et que d'un autre côté, ce qui manque dans nos forêts, ce sont les bois de deuxième et troisième période, plutôt que ceux de première. Dans tous les cas, pour qu'il pût y avoir lieu de reverser une partie
312 DU PLAN d'exploitation.
DeB parcelles de la première affectation, qui se composeraient de jeunes bois destinés à n'être régénérés qu'à la deuxième révolution, seraient, par des motifs analogues, inscrites pour être éclaircies dans chaque période.
Enfin, il se pourrait que des parcelles ne figurassent que dans les colonnes affectées aux produits principaux. C'est ce qui aurait lieu si ces parcelles devaient être exploitées en tailli^i, et qu'on jugeât inutile de les éclaircir avant leur maturité. C'est une affaire d'appréciation.
La figure ci*contre représente le modèle du tableau des exploitations par période , tant principales qu'intermédiaires.