‹ Études sur l'aménagement des forêts (volume 5)Chapitre 45 sur 61 · XX U · texte numérisé non relu

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DU PLAN D'IXPIOITATION. 319

TROISltlE SECTIOR

Do ptoa d'exploîtatîoa âmnt lef ftttaîat , 1a révolution devant êtse transitoire et la marohe des eoupec, provisoire.

ARTICLE PREMIER

OTILIT^ DS LA FORMATION mÉALiBLE DU TABLEAU DBS AP^CTATIONST IIORKALES.

Quelle que soit la durée de la révolution adoptée» qu'elle soit définitive ou transitoire, quelles que soldent également la nature et la variété des exploitations à faire dans la première révolution; enfin, quelque grande que puisse être la différence entre la marche des coupés dans cette première révolution et la marche des coupes dans les révolutions ultérieures, je suis convaincu que de toutes les bases que Ton pourrait imaginer afin d'assurer la régularisation de la forêt, la meilleure, la plus efficace et la plus certaine, consiste dans le tableau des affectations périodiques qu'il serait utile de former, si cette forêt était à l'état norraaU Je n'admets pas qu'aucune lacune dans l'état actuel du peuplement, puisse dispenser de cette formation qui est destinée à meUre constamment sous les; yauji des ^agents d'exécution, le but auquel ils doivent tendre, et

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qui exemple par conséquent de remplir les procèsverbaux d'aménagement d'une multitude de recommandations dont on ne saisit pas toujours immédiatement la portée, et qui les obscurcissent. Toutes ces recommandations, qu'on y réfléchisse, et on reconnaîtra que j'ai raison, toutes ces recommandations peuvent être avantageusement remplacées par la collocation des différentes parcelles dans les affectations normales des périodes. Cette collocation indiquant d'une manière précise la classe d'âge dont une parcelle est destinée à faire partie, la fonction qu'elle aura à remplir dans l'aménagement définitif, indique en même temps quel est le traitement qu'il faut y appliquer pour la transformer de la manière la plus convenable ; et si l'on admet, ce qui doit être, que les agents d'exécution connaissent les principes de la culture, il n'est pas nécessaire de leur dire dans le cahier d'aménagement la manière dont ils auront à faire les balivages, les semis, les plantations, etc., pour atteindre le but que l'on se propose.

Une dernière réflexion achèvera, je le pense, de lever toute incertitude sur l'utilité et la possibilité de cette formation préalable des affectations normales. C'est qu'après tout, lorsqu'on ne l'a pas établie sur. le terrain et sur le papier, il faut bien cependant l'avoir dans la tête, lorsqu'on procède à la régularisation d'une forêt, n'aurait-on à y faire que des éclaircies ; c'est enfin, qu'en réalité, quel que soit l'état d'un massif que l'on veut aménager, l'aménagement constitue toujours^

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un travail de transformation qui peut être plus ou moins difficile, plus ou moins compliqué, plus ou moins long; mais qui ne cesse pas d'avoir le même caractère , de tendre exactement au même but et qui comporte en conséquence la même méthode et la même base. Cette base, c'est le tableau des affectations normales; cette méthode, c'est la subordination des exploitations, de leur nature, de leur époque, à la place qu'occupent les parcelles dans le tableau. Ce sont là des idées qui sembleront peut-être trop absolues, je le crains. Trop absolues, soit : nous faisons de la théorie, et par conséquent nous tendons à l'absolu. Sont-elles justes? sont-elles vraies? sont-elles propres à apporter la lumière et l'unité dans les travaux d'aménagement? Telle est la question.

A mes yeux, les aménagements, les transformations, les conversions rentrent dans le même genre d'opérations. Toutes ces opérations peuvent différer par quelques expédients, jamais par les moyens fondamentaux, et il me paraît nécessaire qu'on puisse reconnaître, retrouver dans les plans qui les résument, les éléments essentiels que nous avons analysés.

Eh quoil dira-t-on, peut-être, vous voulez assujettir l'amélioration d'un massif composé d'arbres de 20 à 40 ans, entremêlés, aux mêmes règlements, au même plan d'opération, qu'une forêt qui contiendrait toutes les classes d'âge nécessaires, pour qu'on pût y entreprendre et y continuer des coupes de régénération ?

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Des parcelles de la première affectation, qui se composeraient de jeunes bois destinés à n*être régéioiérés qu'à la deuxième révolution, seraient, par des motifs analogues, inscrites pour être éclaircies dans chaque période.

Enfin, il se pourrait que des parcelles ne figurassent que dans les colonnes affectées aux produits principaux. C'est ce qui aurait lieu si ces parcelles devaient être exploitées en taillis, et qu'on jugeât inutile de les éclaircir avant leur maturité. C'est une affaire d'appréciation.

La figure ci-contre représente le modèle du tableau des exploitations par période , tant principales qu'intermédiaires.

Z'jU du plan d'exploitation.

il est nécessaire de raccourcir la durée de la révolution définitive pour assurer la continuité des exploitations annuelles. Ce temps dépend des sacrifices que Ton est disposé à s'imposer sur l'accroissement, et surtout de la longévité des essences. La perte qui résulte du maintien des bois au delà de Tâge d'exploitabilité, est bien rarement assez manifeste pour motiver le raccourcissement d'une révolution, La longévité des essences est d'autre part assez grande, en général, pour que l'on puisse sans inconvénients, les laisser sur pied jusqu'au delà du terme fixé par leur exploitabilité, et ce n'est en conséquence que dans des circonstances exceptionnelles que se présentera l'impossibilité de remplir, avec l'excédant des classes d'âge les plus âgées, les lacunes que pourraient présenter les classes les plus jeunes. Admettons cependant que les deux dernières classes fassent défaut; qu'il soit nécessaire de suppléer à l'une d'elles au moyen d'un emprunt aux autres classes, afin que les bois qui devront être immédiatement régénérés, aient le temps de redevenir exploitables pour le commencement de la révolution suivante ; mais qu'à raison de la maturité des bois les moins âgés, il y ait danger à les maintenir sur pied au delà d'une période. Dans cette hypothèse, la durée de la révolution transitoire sera plus courte que celle de la révolution définitive d'un temps égal à la durée d'une période, et si la révolution normale est de 100 ans, la période de 20, la révolutibn transitoire devra être fixée à 80 ans.

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