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pes, plus ou moins distants les uns des autres, suivant que la révolution est plus ou moins longue, s'étalent au" début de leur croissance, pour remplir les vides qui les séparent : trop serrés sur certains points, trop espacés sur d'autres, tels sont, sous le rapport de la consistance, les massifs crus sur souches. — Leur croissance en souffre et la qualité des bois s'en ressent.
3** Influence de la méthode d' exploita lion sur la régénération.
Il n'y a de régénération complète et véritable que celle qui s'opère par les semences *.
Dans ce cas, le plant nouveau, qui est le produit de la régénération, réunit toutes les qualités nécessaires à un développement normal ; il est doué d'une puissance, d'une force vitale qui lui est propre et qui n'est plus liée à celle qui Ta engendrée. L'arbre qu'on coupe au pied, et qui repousse, ne produit pas des êtres nouveaux, complets, doués d'une force évolutive indépendante de la sienne ; il continue de vivre. Après un certain nombre d'exploitations, sa vie s'éteignanl, il ne donnera plus de rejets. Celui qui se régénère par la semence peut, au contraire, se régénérer ainsi éternellement. La futaie a donc sur le taillis un avantage capital au point de vue de la perpétuation de l'espèce.
En outre, quelque favorables que soient les circonstances, à la régénération d'un massif, cette régénération, môme quand elle se fait par les souches,