ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT - CHRISTOPHE DE
Galapian .
sanctuaire nef
longueur 8 m 70 18 m 20
largeur. ..... 6 25 6 25
hauteur 8 80 8 80
Ce petit édifice a subi bien des remaniements qui
DK L'àGENAIS.
le défigurent. Il lui reste néanmoins assez de parties de l’époque romane pour que la description en soit intéressante.
Je constaterai tout d’abord, une particularité rare dans les églises à une nef de l’Agenais. La nef est aussi large que le sanctuaire.
Une innovation singulière a été introduite dans la construction du cul-de-four de l’abside. Cette voûte est renforcée par deux arcs , qui , partant du rondpoint , se fondent sans clef dans le doubleau du chœur. Ce chœur est voûté en berceau . plein cintre. La nef a été recouverte dans une restauration moderne par une charpente cintrée.
Sur cinq chapiteaux de colonnes-dosserets , deux n’ont pas été retouchés. Ils sont ornés de monstres fantastiques , ainsi que les consoles qui supportent la retombée des arcs de l’abside.
Le chœur reçoit la lumière par quatre fenêtres. La place qu’une cinquième aurait dû occuper pour compléter la symétrie , est remplie par une niche qu’abrite une archivolte romane. On y voit aujourd’hui la statue de Saint -Christophe. Sur la partie du mur à gauche , dans laquelle est creusée cette niche , s’adosse une tourelle renfermant un escalier à vis qui correspond avec les combles.
Au-dessus et au-dessous des fenêtres du chœur régnent des cordons de tores rompus, autrefois mutilés, aujourd’hui rétablis.
L’église de Galapian doit dater seulement du xii® siècle.
On peut attribuer au xvi0 siècle un beau portail ouvert au nord et des croisillons à deux travées voûtées en étoile.
Église paroissiale de Saint- Jean-Baptiste de Lagupie. — A cause de la complète restauration de ce petit édifice, il est bien difficile d’en donner une
description exacte. Malheureusement je nrai pas vu les parties romanes dans leur état ancien.
Je ne fais que mentionner la nef de trois travées bordées de bas-côtés dans le style du xv8 siècle.
Seuls , la façade et le chœur sont de l’époque romane. Cinq fenêtres s’ouvrent dans l’abside. Les chapiteaux de l’arc triompal , représentant Daniel dans la fosse aux lions et la chute d’Ève , ont été refaits. La voûte en berceau plein cintre du chœur est moderne. Un doubleau la sépare du cul-de-four.
La façade occidentale devait être une des plus belles œuvres de l’époque romane que possédât le département. Par ses étagements , par ses retraites , par ses divisions en arcatures extradossées elle devait se rapprocher beaucoup de la façade monumentale de l’église girondine de Loupiac de Cadillac. Je ne sais jusqu’à quel point on a reproduit les formes anciennes dans l’œuvre moderne , mais il subsiste encore d’assez beaux débris des arcatures qui étaient pourvues de chapiteaux géminés en corbeilles longues , ornées de feuilles bien découpées.
Le portail n’a pas été retouché. Quatre colonnettes aux chapiteaux historiés flanquent ses pieds-droits. Dans les archivoltes, des tores correspondent à ces supports. Le sujet de Daniel dans la fosse aux lions se retrouve parmi les sculptures.
Le tympan est revêtu de bas-reliefs formant six compositions en deux étages. Ce sont des personnages , des animaux aux formes étranges , un monogramme , le tout abrité sous des arcades. Il est difficile d’interpréter les sujets de ces sculptures qui ont beaucoup souffert de l’intempérie des saisons.
Église paroissiale d’Argenton. — Ce petit édifice n’est plus qu’une salle dénudée divisée en deux nefs par trois piliers carrés, qui portent des arcades en tiers -point. L’abside à cinq pans , est seule voû-
tée. Cette couverture de pierre est soutenue par un réseau d’arcs dont neuf clefs forment les points d’intersection. Toute cette partie , du xve ou du xvie siècle , offre peu d’intérêt.
On peut cependant remarquer dans les revêtements des murs de la nef une grande quantité de petites pierres cubiques. Ces matériaux utilisés dans une construction du moyen âge sont assurément anciens.
Dans la façade s’ouvre un beau portail roman. Cette baie , de grandes proportions , est pourvue de quatre grosses colonnes aux chapiteaux mutilés .dont l’un représentait la chute d’Ève, car on distingue encore le serpent enroulé au tronc d’un arbre.
Les archivoltes sont composés de bandeaux, de trois tores , et de deux rangs de billettes.
A une certaine hauteur sur la façade s’élève , entre deux contre-forts, une arcade en tiers-point qui, par sa double retraite, abrite le portail. Cette petite voûte a -t- elle été construite en même temps que le portail plein cintre ? Je serais d’autant plus disposé à le croire que toute la façade paraît appartenir à la fin du xne siècle.
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT - MARCEL DE FALS. — L’abside de cette petite église présente un plan assez rare à l’époque romane. Elle est à cinq pans égaux. A l’intérieur des colonnes-dosserets s’élèvent dans tous les angles rentrants. Les supports massifs de l’arc triomphal et ceux plus légers qui terminent les côtés parallèles , délimitent une travée ordinaire que recouvrait sans doute autrefois une voûte en berceau entre deux doubleaux. Le compartiment triangulaire de l’abside proprement dite avait dû recevoir une voûte en arc de cloître dont les arêtes creuses étaient renforcées par des arcs.
La voûte actuelle du sanctuaire date de la der-
nière époque gothique. C’est une véritable coupole à sept pans, établie sur trois grands arcs croisés d’un dosseret à l’autre et sur un petit arc bandé de la clef de l’arc triomphal à la clef de voûte.
Il n’est pas impossible que le premier architecte ait adopté une disposition pareille à celle qui existe. Du moins , étant donné le plan exagone du sanctuaire, je ne vois pas de milieu entre ces deux façons d’établir la voûte : partie en berceau et partie en arc de cloître à trois triangles ; ou bien coupole à six ou sept triangles recouvrant le tout. Dans l’une ou l’autre hypothèse, il faut reconnaître une innovation , un procédé exceptionnel pour l’époque. Dans l’abside de Sérignac, abside à cinq pans à l’extérieur, nous avons vu que l’intérieur avait été réduit à l’hémicycle ce qui supprimait toute difficulté pour la construction de la voûte.
Les colonnes , qui correspondent imparfaitement avec les arcs, ont perdu leurs chapitaux romans, mais le style de leur base ne laisse aucun doute sur l’époque de la fondation qui doit être le xne ou le xme siècle. Les trois fenêtres de l’abside sont romanes. A l’extérieur, entre les contre- forts , placés sur les angles, s’étendent des arcades extradossées plein cintre. C’est une imitation de l’église voisine de Layrac.
La nef de l’église de Fais simplement plafonné© n’offre aucun intérêt. Un pignon -arcades moderne, sur la façade occidentale , sert de clocher.
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT -HiLAIRE DE NOTRE-
Dame de Grâce, ancien prieuré. (Villeneuve).— Notre-Dame de Grâce était autrefois un but de pèlerinage.
Le sanctuaire et une partie des gros murs de cette église datent de l’époque romane. L’abside est surmontée à l’extérieur par une corniche que soutiennent
DE ' L’AGENAIS
des modillons dont quelques-uns sont historiés*. A l’intérieur elle est voûtée en cul-de-four et en berceau.
La nef a été recouverte par trois grandes croisées d’ogives. On lui a donné un transept du même style. Ces divers ouvrages, à part le croisillon gauche et la travée inférieure qui viennent d’être construits, datent du commencement du xvii0 siècle, ainsi que l’atteste l’inscription suivante placée audessus de l’archivolte du croisillon méridional :