ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME DE PORT
Sainte-Marie. — Cet édifice, qui a 29 m 60 de longueur sur 21 mètres de largeur, se divise seulement en deux travées carrées. Les chapelles de droite sont plus larges que les autres. L’abside est à sept pans.
Les voûtes de la nef , en grandes croisées d’ogives , n’ont été construites qu’à l’époque moderne , mais suivant une ordonnance tout indiquée. Les arcs de voûte du chœur sont supportés par des colonnes.
Les chapelles ont d’épaisses arcades pour archivoltes et pour couvertures des croisées d’ogives longitudinales.
Dans le fond de l’église une étroite travée est ménagée au-dessous de la tour du clocher.
A l’extérieur , du côté sud , une arcature ( sept arcades en tiers-point) extradossée rompt la monotonie des lignes d’appareil d’un mur de soutènement.
Les contre- forts du sanctuaire sont très -développés. Ils abritent quatre petites chapelles ou dépendances , bâties sur des plans irréguliers.
Église paroissiale de Saint-Barthélemy de Laplume. — Cet édifice est à date certaine. L’acte de fondation , dont l’original existe dans les archives de la commune , a été publié par M. l’abbé Barrère \ La première pierre fut posée en 1511 par noble Pierre de Saint- Cyr , architecte.
J’ai lu sur un des piliers de la nef l’inscription suivante : A. D. MDXLI DIE VI NOBE. F VIT CONSE- CRATA PRS ECCLESIA. On a donc employé trente ans à la construction.
Le clocher de cette église bâlie sur un point culminant, attire de loin le regard. C’est une tour, carrée à la base , octogone au sommet , qui ne se rattache à l’église que par un côté et fait saillie à gauche de la travée inférieure. Elle abrite le portail en lui donnant un porche monumental recouvert par une croisée d’ogives à clef percée.
On descend par un escalier jusqu’à cette porte que surmonte une accolade et que divise un trumeau décoré par une niche. De fines sculptures encadrent le tympan et revêtent les pieds - droits.
La nef comprend quatre travées dont les trois supérieures sont bordées de chapelles latérales. Des voûtes en étoile recouvrent cette nef, et de simples croisées d’ogives les compartiments latéraux.
Six arcs , unis par une clef commune , soutiennent la voûte du sanctuaire, dont le plan est pentagone.
* Hist. rel. etmonum. t. n , p. 177 , pl.
DK L’AGENAIS.
Les supports des arcs sont : dans le chœur , des demicolonnes ; dans la nef, de gros piliers semi-circulaires ; dans les chapelles , de simples consoles. Les sommiers des arcs ne sont pas sur le même plan. Pour éviter la confusion , on en a fait correspondre quelques-uns à de petites arcatures intermédiaires. Le procédé de pénétration est appliqué partout.
Les consoles , ainsi que les abaques en bandeaux des piliers , ont été chargés des motifs de cette sculpture fantastique particulière à la Renaissance : anges ou dénions sous toutes les formes ; animaux hybrides mêlés à ce cycle infernal ou céleste. A côté de la sirène traditionnelle se voient des têtes d’hommes sur des corps de griffons ou des têtes d’animaux sur des corps humains. Des sculptures pareilles existent à l’extérieur sur la tour du clocher. Les ornements empruntés à la flore sont rares. On remarque pourtant dans le sanctuaire des ceps de vigne dans lesquels se joue un personnage.