‹ Études sur l'Espagne (volume 2)Chapitre 128 sur 190 · DON ANGEL ET DON CAMILO · texte numérisé non relu

DON ANGEL ET DON CAMILO

Des recherches entreprises dans les archives du coll('o;o ^ ont établi que deux jeunes Espagnols, nommés Ange et Camille Gutierrez, de Madrid, figurent dès le mois de septembre 1780 sur le programme des exercices comme élèves de la classe de sixième. Ils demeurèrent à Sorèze et y poursuivirent leurs études, Ange jusqu'en 1786, Camille, le plus jeune, jusqu'en 1787. De l'aîné, on fit un militaire et nous ignorons ce qui lui advint. Le cadet, Camille, est plus connu. Celui-là entra dans la diplomatie, débuta comme « jeune de langues » à l'ambassade de Vienne, en 1799, et fut successivement secrétaire d'ambassade à Lisbonne et à Londres, ministre plénipotentiaire h Munich, à Berlin et à Londres^; il mourut à Bordeaux, en septembre 1840. Pendant son séjour en France, il y avait formé sans doute de bonnes relations et de sûres amitiés, comme paraît l'attester une notice nécrologique consacrée à sa mémoire et intitulée : Portrait du chevalier Don Camilo Gutierres de los Rios dédié à ses parents et à ses amis, par Pierre-François Tissot, membre de l'Académie Française^. « Espagnol et digne de l'être, (( religieusement attaché à son pays natal, sujet (( fidèle, il chérissait la France comme une seconde (( patrie, w dit cet écrivain qui loue aussi son enjouement, sa modération et le « front serein » avec

1. Par les soins obligeauts de M. Paul Privât de Toulouse que je prie d'agréer ici tous mes remercîments.

2. Documents des archives d'Alcala de Henares communiqués à D. Antonio Maria Fabié.

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