Vida de Carlos JII, 2e partie, fol
il est féru, Fernan Nunez n'avance pas ses affaires, quoiqu'il ait déjà dépensé pour elle passé deux cents doublons. « Je ne reviens pas de tant de vertu, surce tout après les relations qu'elle a eues à Majorque « avec un marquis Dameto, officier deLombardie, que « tu connais. Je voudrais que tu cherchasses à savoir « adroitement jusqu'où ont été les faveurs de la « belle, car cela m'éclairera beaucoup. » — Petites intrigues. La marquise d'Almodovar * revient fort délabrée de Portugal où son mari est ambassadeur. « L'ami Laanty fait des mines à la dame, mais elle (c se montre cruelle, quoiqu'elle voie bien qu'à dé- « faut de celui-là il lui serait difficile de trouver un (c autre chichis (sigisbée). Ton favori Arostegui ^ est « parti de Madrid pour Espetaperro rejoindre la c( compagnie qui se trouve à Talavera. Amoureux fou « de la Maceda, il avait eu une affaire avec un capitaine « de VictOT'ia, à qui la dame tenait tête aussi; lesré- « sultats de la querelle auraient pu être très fâcheux, c( vu le caractère de la dame, qui est aussi folle qu'il- « lustre, si l'on n'avait pas fait partir les deux rivaux. .. « J'oubliais de te dire que Cattolica s'est mis en tête de « jouer au grand sultan et ne se contente plus de sa a princesse ; il s'est attaqué à la Konigsegg, mais « Golloredo a vaincu. De là, il a passé à ton amie la
1. D^ Francisca Xaviera Fernandez de Miranda, mariée à D. Pedro de Gdngora y Lujan, marquis puis duc d'Almodovar. Elle mourut le 7 octobre 1769, âgée de trente-trois ans et demi.
2. Sans doute D. Tomas Arostegui, lieutenant de Vlmmémorial, tué à Alger en 1775.