H. Doniol, /. c, t. I, p. 65. — 16 mai
ARANDA KT I LORIDABLANCA 155
cariant les vues de son ambassadeur, de-le ménager par convenance et un peu par crainte : car en Espagne la popularité de l'ancien président de Castille ne diminuait aucunement. Ce fut bien pis en 1775, après l'expédition d'Alger, dont rinsnccès fut attribué, et non sans raison, au général commandant, O'Reilly, et au chef du cabinet, Grimaldi. Il n'y eut alors qu'une voix à Madrid, parmi les chansonniers, pour réclamei- la présence d'Aranda :
Si O'Reilli no muere, Aranda no viene Y Gevallos no va, Espana se perderâ. *
Le changement de ministre dirigeant, l'arrivée au pouvoir de Floridablanca, successeur de Grimaldi, n'améliorèrent pas les rapports de l'ambassadeur avec son gouvernement et ne produisirent aucun apaisement. Le nouveau ministre, très versé dans les deux droits, homme pondère el [)i iident, mais empesé et solennel, eut le don d'exaspérer encore plus le rirohojuhre aragonais. D'abord, Floridablanca était i^o/i////, de cett»' classe ou de eetle clique qu'exécrait par-dessus tout .\r;iiida el (|ue dans ses conversations il rendait volontiers responsable des nuiux (jui aflligraient l'Espagne, a Ce n'est pins le peuple qui est >' il craindre, dit -M un jonr ;i un ecch-siast iipie « français, mais le IcL^isIc, dont ICspril est i;àlé, et