‹ Études sur l'Espagne (volume 3)Chapitre 116 sur 206 · NOBLES ET GRANDS · texte numérisé non relu

NOBLES ET GRANDS

termes si précis et formels, s'effondre au reste dès qu'on en découvre l'origine : c'est encore et toujours de l'abbé de Vayrac mal compris et mal interprété. L'auteur de VÉtat présent de l'Espagne rapporte quelque part la définition suivante de la grandesse espagnole: (( Les grands sont les sujets immédiats à la (( personne du Roi qui ont droit de se couvrir (( et de s'asseoir en son auguste présence \ w De ce passage, dont il a forcé la signification, Hugo a conclu à l'existence de deux classes de noblesse, qui sont purement imaginaires. En fait, s'il y avait lieu d'envisager plusieurs classes de noblesse espagnole, il faudrait distinguer, non pas les nobles du royaume des nobles du roi, mais les nobles non titrés des nobles titrés ; et, parmi ces derniers, ceux qui sont grands, par leur titre ou en vertu d'une faveur spéciale du souverain, de ceux qui ne possèdent pas la grandesse. La concession d'une grandesse héréditaire ou viagère ne modifiait nullement la qualité du noble qui en était l'objet, et ne liait pas le vassal à son roi par des attaches plus étroites que n'eût fait la concession de quelque autre titre nobiliaire. Seulement, quand on dit que

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