Ninguna nacion extrangera ha igualado a la Inglaterra
298 V. l'espagne du « don Quichotte ».
Permettez-moi de vous rappeler quand le cervantisme a pris naissance chez vous.
Vers le commencement du siècle dernier, la réputation de Cervantes, assez grande de son vivant, avait beaucoup baissé parmi ses compatriotes. Sans doute, le Don Quichotte trouvait encore de nombreux lecteurs en Espagne et continuait de charmer la nation dont il présente à la fois un portrait si fidèle et une si piquante satire, il demeurait un des livres de passe-temps [entretenimiento) les plus goûtés par toutes les classes de la société ; mais de l'auteur même de ce chef-d'œuvre personne ne s'occupait plus : on ignorait en Castille les incidents de la vie de Cervantes, si essentiels à connaître cependant, puisqu'ils se reflètent souvent dans ses écrits, et de ses ouvrages, autres que le Don Quichotte et quelques nouvelles, nul n'avait cure. Aussi les critiques espagnols, qui alors régentaient la littérature nationale, dédaignaient-ils cet amuseur et omettaient-ils de l'inscrire au catalogue des grands écrivains de l'âge d'or. Hors d'Espagne, au contraire*, la gloire de Cervantes ne faisait
en apreciar el mérito de Cervantes y su ingeniosa fabula del Quijote w {Vida de Cervantes, p. 509).